Comment bien retoucher ses photos sur smartphone et tablette?

Panneau titre comment retoucher photos smartphone

Coucou les gens! Pour ce premier article de l’année, je me suis décidée (enfin) à vous concocter ce petit topo que je vous promettais sur la retouche version mobile. Il vous est sûrement déjà arrivé de prendre une jolie photo avec votre smartphone et de vous dire tiens, elle est pas mal celle-là, mais il lui manque quelque chose? Ou encore d’être un peu paumé(e)s au moment d’apporter des corrections à votre image avant de la publier sur Instagram? Voire même, ne pas trop savoir comment vous y prendre, avoir l’impression d’en faire trop ou pas assez? Je vais tenter ici de vous offrir quelques pistes qui pourront vous aider. C’est parti!

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1- La bonne photo

La première chose importante à savoir peut paraître vachement con-con comme ça, pourtant c’est le point de départ indispensable (j’insiste). Une photo de reflex au format RAW, si elle est un poil sous-exposée, c’est rattrapable. Un fichier JPEG de smartphone, beaucoup moins. Il n’y aura pas de miracle possible! La bonne retouche commence par une bonne photo. Veillez donc à ce que votre image soit correctement exposée (en gros, qu’elle soit ni trop claire, ni trop sombre, même s’il existe des exceptions. Un clair-obscur sera forcément ultra-sombre. On se comprend). Bien évidemment, faites attention à ce que la photo soit nette, et bien cadrée. Le recadrage est votre ennemi! Rogner quelques pixels ou redresser la photo d’un ou deux degrés, ça passe, mais pas au-delà. La retouche sert à améliorer une photo réussie et non à « sauver » une photo ratée!

Ah, et petite chose: OUI, je sais que le bout du pied de la poupée est coupé. Mea culpa, en plus j’en ai d’autres où il ne l’est pas. Je m’en suis rendu compte trop tard et j’ai la flemme de refaire toutes les captures, donc comme c’est pas super important, vous vous en contenterez 😀 C’est pédagogique, voilà. Pour vous montrer ce qu’il ne faut pas faire.

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2- La bonne appli

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Un autre truc qu’il faut éviter, c’est de passer votre fichier à la moulinette de trouzemille applis de retouche différentes à la suite. Je vous l’avais déjà dit ici, il faut être délicat avec son petit fichier. Imaginez, genre, que c’est une chemise en soie de licorne ultra-rare à 10 000€ lavable uniquement à la main avec un savon à base de larmes d’elfes des bois. Eh ben c’est comme si vous passiez cette chemise à la machine à laver, à 90°c, avec de la lessive de merde, sans adoucissant. 10 fois de suite. Votre truc, il est ruiné. C’est pareil pour votre image si vous faites une retouche ici, une là, enfin bref, je vous reparle pas de tout ça, je me suis déjà étendue dessus dans l’article que je vous ai mis en lien.
Pour éviter ça, il vous faut trouver l’appli qui vous convient le mieux. Il peut y en avoir plusieurs, je vous montre ici celles que j’utilise le plus. J’en choisis une selon la retouche que j’ai à faire et je m’y tiens. Une photo=une appli de retouche, pas plus. Je vous ferai une petite sélection plus tard! En l’occurrence je vais utiliser Snapseed, que je vous conseille. Mais vous pourrez reproduire ces astuces avec l’appli de votre choix!

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3- Les bons ajustements

Alors ici, c’est pareil: le maître mot est délicatesse. Si vous regardez l’image ci-contre, vous aurez peut-être l’impression que rien n’a changé dans l’image, à part le menu affiché. Pourtant, j’ai déjà effectué une foule d’ajustements, comme en atteste justement ce même menu. Le but, ce n’est pas forcément d’avoir un avant/après phénoménalement spectaculaire: encore une fois on parle d’améliorer, de façon subtile, pas de faire un relookage total! En revanche, je vous encourage à faire mumuse avec les réglages pour mieux les comprendre: un bon exercice, c’est de toucher à chaque paramètre, de le pousser au maximum et au minimum, pour bien se rendre compte de ce que ça fait à votre image, sans valider la retouche. Ensuite, trouvez un dosage raisonnable et passez au réglage suivant! Un grand nombre d’applis propose une fonction de « comparaison » (ici, c’est le petit rectangle en haut à droite): en un appui, vous pouvez voir l’avant et l’après retouche. Vous vous rendrez compte que les changements que vous pensiez invisibles sont pourtant bel et bien présents! Le changement le plus visible ici a été de baisser la « température » de l’image (« chaleur », ici): si vous faites bien attention, l’image a maintenant un ton légèrement plus froid (plus « bleu », en quelque sorte). Faites surtout attention à ne pas faire les foufous avec le contraste, et si possible, ne touchez pas à la saturation. Les JPEG produits par les smartphones et autres appareils mobiles sont déjà très saturés et contrastés (c’est grâce à ça, en partie, qu’on arrive à vous les vendre: le fait qu’ils fassent de « belles photos » à votre œil vient en grande partie de ce phénomène de sur-saturation et de poussée des contrastes, produisant des images bien percutantes mais pas forcément subtiles. Quand vous passez au reflex, surtout en RAW, ça vous fait un choc de voir à quel point une photo vraiment pas retouchée est terne en comparaison!). Vous remarquerez d’ailleurs que j’ai un peu diminué ces deux paramètres!

Papotarium comment retoucher ses photos sur smartphone structure
Structure (ou clarté, selon les logiciels): -100 vs. +100. D’un côté ou de l’autre, c’est laid. Ne faites pas ça.

Ensuite, vous avez ces options qui vous promettent monts et merveilles et qui, si vous ne faites pas gaffe, vont produire un résultat agréable sur un petit écran, en regardant pas trop près, mais ruinent en vérité totalement la qualité de votre image: regardez juste au-dessus, en voici un exemple. L’option « structure » augmente les micro-contrastes de l’image, un peu comme l’option « netteté » mais de façon moins fine. C’est un peu, en quelque sorte, à mi-chemin entre le paramètre de contraste et celui de netteté. Sur le coup, l’effet est tellement spectaculaire qu’on est tenté d’en faire des caisses. Retenez-vous! La parcimonie est votre plus grande alliée, d’autant plus que toutes les images ne gagnent pas à être plus contrastées. Cela durcit énormément l’image. Sur une photo de paysage, c’est déjà largement mieux que sur un portrait. Essayez de pousser la structure/clarté au max sur un portrait, vous verrez. De même pour la netteté. Vous pouvez en rajouter un brin, mais vraiment léger. Si votre photo n’est pas nette de base, ça ne la rendra pas moins floue en un coup de baguette magique, juste floue et dégueulasse en prime! Si vous avez une option de réduction de bruit, même principe. Un peu trop et vous vous retrouvez avec une image toute baveuse. Et ça, c’est nope.
Quant aux effets de flou radial et de tilt-shift: Non. Juste non. De rien.

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4- La question des filtres

Voici un petit avant-après à ce stade. Je vous l’accorde, peu de choses changent. Il devrait en être de même pour vous, à ce stade. On a bidouillé deux-trois trucs pour rendre la photo plus à notre goût, bref, c’est pas fifou. C’est là que viennent les filtres. Alors voilà, mettre un filtre sur sa photo, c’est ultra-critiqué, ultra-mal vu, ce que vous voulez, mais je vais vous dire: 1- on emmerde les gens et ce qu’ils pensent, et 2- quand on veut ajouter une touche perso un peu spéciale à son image, bah sur mobile, c’est un peu la solution. On est pas sur Lightroom ou Photoshop, (où il existe aussi des filtres, mais qui s’appellent « presets », « virage partiel », « courbe de transfert de dégradé »  et autres « actions », du coup ça fait tout de suite plus pro et on peut s’en servir tout en crachant sur celles et ceux qui se servent de filtres sur leurs applis… no comment, hein, mais j’en pense pas moins…)

Bref, si vous en avez envie, l’usage de filtre doit être totalement décomplexé, d’autant que la majorité des applis permet à présent de les doser, histoire d’estomper un peu l’effet si vous le trouvez trop criard. Vous pouvez réfléchir à l’ambiance que vous souhaitez transmettre dans votre image, et trouver un filtre correspondant en vous aidant du langage des couleurs, par exemple. Eh oui, les couleurs véhiculent des émotions!

Par exemple, là, sur la première photo: trop de filtre tue le filtre. Et la photo. Et nos yeux. Et le bon goût. Ça fait beaucoup de morts, quand même.A droite, un filtre plus raisonnable, estompé. Il adoucit les contrastes et apporte une teinte bleutée à l’image, pour accentuer le côté « rêveur ».

Si on met la photo d’origine et la version finale côte à côte, ça donne ça:

C’est léger, mais ça se voit! On voit qu’il y a eu du travail et que la photo n’est pas brute de décoffrage, il y a une petite empreinte personnelle. Entre nous, petite confidence: je préfèrerai toujours voir une photo retouchée un peu maladroitement, un peu excessivement, qu’une photo pas retouchée du tout. Parce que derrière, il y aura eu un travail, un effort de personnalisation et la volonté d’y mettre sa marque. C’est très ludique à faire, ça ne coûte rien, et les possibilités sont infinies! Comme vous le voyez, cela n’a pas besoin de sauter aux yeux et d’être spectaculaire pour avoir son petit effet. Vous avez le droit aussi de préférer la version non retouchée, plus neutre, mais en vérité, je ne l’aurais jamais montrée telle quelle si cela n’avait pas été pour les besoins de mon article. La retouche est un moyen de m’approprier mon cliché!

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5- Et après?

Une fois que vous avez suivi ces étapes, il se peut que certains points vous semblent encore à améliorer: le filtre a rendu votre photo trop sombre, vous avez changé d’avis sur vos réglages… C’est le moment de passer ça en revue! N’oubliez pas d’user et d’abuser de la fonction avant/après pour vous rendre compte de l’intensité de vos retouches. Si votre travail ne vous convient pas, vous pouvez affiner vos modifications! Il est important de faire cette dernière petite vérification avant d’avoir sauvegardé votre fichier. Prenez donc bien le temps de peser le pour et le contre, de voir ce qui pourrait éventuellement poser problème ou d’ajouter une dernière petite touche perso à votre image. Après l’enregistrement, on ne modifie plus le fichier créé! Si vous avez enregistré votre photo et que ça ne vous plaît pas, refaites votre retouche sur la photo originale. Et votre photo, une fois retouchée et enregistrée, vous éviterez à tout prix de la remodifier avec une autre appli. Vous la mettrez en ligne sur vos réseaux favoris si vous voulez, mais hors de question d’y rajouter des choses, sous peine de subir une perte de qualité d’image.

N’hésitez pas à vous entraîner à l’exercice de la retouche sur d’anciennes photos, à tester un peu tout, à regarder les nouvelles applis qui sortent, c’est en pratiquant qu’on s’améliore 🙂

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Voilà voilà, c’en est à présent terminé de mes petits conseils retouche. Comme vous avez pu le voir, si votre photo de base n’est pas bonne (mise au point, exposition), la retouche n’est pas une solution miracle! Ce n’est pas une roue de secours en cas de photo ratée, mais davantage un moyen de peaufiner votre image, d’y apporter une touche personnelle. Cet article est plutôt vague et généraliste, car je l’ai voulu adapté à n’importe quelle appli de retouche photo, ce n’est donc pas ici que vous apprendrez à naviguer dans les menus ou à savoir comment trouver tel réglage dans les menus: pour cela, il faut mettre la main à la pâte et essayer! Prendre du temps à découvrir l’application qui vous servira est très important pour y être à l’aise. Je vous ferai bientôt une petite sélection un peu plus en détail des applications sympa pour la retouche. Si jamais vous avez des suggestions, d’ailleurs, n’hésitez pas: les commentaires sont faits pour ça!

D’ici là, je vous souhaite de bien vous amuser à bidouiller vos images!

Bien Cordialement, BISOUS ❤

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