Belgravia – Julian Fellowes

Papotarium- Belgravia Julian Fellowes

Coucou les geeeens!

Alors, on se sent d’attaque pour les fêtes? Moi totalement. Genre, j’ai plus que deux ou trois trucs à emballer, quelques trucs de dernière minute à aller chercher niveau bouffe, et puis pouf, je serai fin prête! L’ironie dans tout ça, c’est que cette année, en fait, on ne reçoit que le 25! Le reste du temps, ça va être des fêtes toutes pépère avec pas mal de bouffe et de Netflix à la clé!
Bon, puisqu’apparemment je ne suis pas là pour raconter ma (passionnante) vie, on va directement passer à ce qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir Belgravia!

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Petit préambule nécessaire

Alors déjà on va expliquer un peu deux-trois trucs. Si vous n’avez pas fait le rapprochement, première révélation: Julian Fellowes, l’auteur, donc (c’est écrit en gros sur la couverture, merde, allez-y mollo sur le vin chaud parce que là, je vous sens un peu mollasson(ne)s!) c’est le créateur de la série la plus géniale de l’Univers, à savoir Downton Abbey, et il faut savoir que rien que ça, ça m’a suffi pour passer à la caisse, sans regrets pas le temps de niaiser YOLO quoi. Je savais que ça allait certainement être un bouquin super fan-service, pour surfer sur la vague de la série, et honnêtement bah ça me convenait à 1000%, quoi. J’ai tellement été dans le mal quand j’ai terminé Downton que tout ce qui pouvait m’offrir un moyen de prolonger l’expérience, c’était banco direct.

Ce qu’il faut savoir, cependant, c’est que c’est une histoire totalement indépendante scénaristiquement des évènements de Downton Abbey. Il y a une foule de ressemblances mais c’est pas la même histoire, c’est même pas exactement la même période. Mais on sent clairement la patte du mec quand même. Bref. Peut-être qu’éventuellement je m’égare un peu.

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Un petit mot sur l’histoire

Papotarium- Belgravia Julian Fellowes
J’en ai profité pour faire péter les guirlandes tavu

BON BON BON. Alors normalement j’aime pas trop faire ça mais là j’ai quand même envie un peu de vous poser le décor. L’intro du livre se passe 25 ans avant les évènements de l’intrigue. C’est soir de bal à Bruxelles, Sophia est hyper hypée parce qu’en tant que fille de marchands, pouvoir aller à ce genre de teuf c’était pas vraiment gagné d’avance. En plus, elle y retrouve Lord Bellasis, et Lord Bellasis c’est un peu son amoureux. Sauf que voilà, à partir de là, tout part complètement en sucette, mais genre pas la petite Chupa Chups, nan, la méga sucette deluxe. Notamment parce que tous ces messieurs présents sont gentiment priés d’aller se faire massacrer la gueule à Waterloo, et avec le sourire s’il vous plaît.
Ça jette comme qui dirait un petit froid, quand même.

ET PUIS VOILA. Une pause de 25 ans plus tard et nous voilà en compagnie d’Anne, la maman de Sophia. Sophia qui a entre-temps décidé de mourir en donnant naissance à un fils. OUI, UN FILS. Et c’est bien là le gros souci qui va nous occuper dans Belgravia. Parce qu’il semblerait que le fiston en question ait été conçu hors mariage, suite à une supercherie organisée par le fameux Lord Bellasis, qui n’était apparemment pas très Charlie comme mec, genre il lui a fait croire qu’ils avaient été mariés alors qu’en fait non pas tellement, et ce juste pour faire du sexe avec elle avant d’aller joyeusement se faire dérouiller la gueule à Waterloo et de passer l’arme à gauche par la même occasion. Enfin voilà, du coup, le gamin illégitime a été placé dans une famille sans histoire et le scandale a été plus ou moins étouffé. SEULEMENT VOILA, il semblerait que ~certaines personnes~ aient du mal à garder un si lourd secret, ce qui fait que le môme en question, à présent adulte, est amené à refaire surface et à bouleverser un peu beaucoup la petite vie de sa famille…

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Quelques petites remarques à chaud

Alors, pour causer de ce bouquin, j’ai décidé de procéder de façon très simple, à savoir dresser une liste de ce que j’ai aimé et pas aimé. Points positifs, points négatifs. Ça m’a paru la meilleure façon d’aborder le livre, alors même que j’étais en train de le terminer. Mais avant cela, je vais juste causer de deux ou trois trucs en vrac.
Tout d’abord l’intrigue. Oh, tiens, le coup du fils illégitime. Ça me rappelle un peu beaucoup un certain arc scénaristique de Downton Abbey. C’est marrant, parce que ça marche à tous les coups.

Tout cela amènera comme de bien entendu querelles d’héritage, conflits d’intérêt, choc des classes sociales, modernité vs tradition, mariage d’amour vs mariage arrangé… Je ne vais pas dire que ça me dérange, parce que ce serait faux, vu que j’ai beaucoup apprécié l’histoire et la façon dont elle était ficelée, mais c’est quand même ultra-convenu, giga-classique et plutôt pantouflard de la part de Fellowes, genre on sent bien qu’il prend zéro risques et se cantonne à faire du Downton-like. Encore une fois, je ne me plains pas, vu que c’est un peu ce qui m’a fait acheter le bouquin, et c’était d’ailleurs certainement le but recherché. Mais l’auteur aurait aussi pu s’amuser à bousculer un peu ces attentes. Que nenni, on est ici en terrain connu.

Autre chose, je ne sais pas si c’est à cause de la période des fêtes, des grosses sorties jeux vidéo et donc de tous ces trucs qui m’ont occupé l’esprit, mais j’ai eu vraiment du mal à m’accrocher durant le premier quart du bouquin. Une fois ce stade passé, en revanche, plus moyen de le lâcher. Ce premier quart a traîné durant des semaines, alors que j’ai terminé le reste en deux sessions.

Voilà, ça c’était pour ce que je ne pouvais ranger ni dans le positif, ni dans le négatif. Passons donc à la suite!

Papotarium- Belgravia Julian Fellowes

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J’ai pas aimé…

Autant commencer par les trucs qui fâchent, hein. Allez. Let’s go.

  • Bon alors déjà, un truc qui va paraître assez futile à beaucoup, mais je me lance: Les coquilles et autres erreurs d’impression. C’est rien pour certains, moi, ça me révulse. Je n’ai pas relevé le nombre exact, mais il est étonnamment haut, de caractères qui disparaissent, un point par ci, un accent par là… Parfois une lettre ou deux. Souvent de la ponctuation. Des coquilles. Sophia se retrouve renommée Sopia. Alors je pardonne une coquille ou deux, notamment dans les livres de poche, où l’impression est de toute façon assez approximative et où il n’a jamais été rare de trouver ce genre de bourdes. Là, non. Il y en a trop, et on n’est pas sur du livre de poche. On est sur un bouquin qu’on paie 20 balles, et ça peut aller jusqu’à entraver le confort de lecture. Pour moi, à un moment, y’a quelque chose qui n’a pas été fait correctement. Certes, ce n’est pas un obstacle à la compréhension, toujours est-il que moi, je trouve ça scandaleux.
  • Les personnages sont franchement en demi-teinte. Là où Downton Abbey (car oui, désolée, mais quand on affiche en gros sur la couverture, je cite « PAR L’AUTEUR DE DOWNTON ABBEY », il faut s’attendre à la comparaison) nous servait une galerie de personnalités hautes en couleur, mémorables tout en restant nuancées; ici dans Belgravia, je n’ai trouvé aucun personnage attachant. Plus grave, aucun d’entre eux ne m’a paru être un personnage fort. Fort, dans le sens tridimensionnel, pas juste là en tant que rouage de l’intrigue. Chacun a ses travers et ses vertus, ses goûts, ses ambitions, mais rien de tout cela ne nous les rend accessibles, ni ne nous fait nous identifier à eux. Pire, ils restent dans l’ensemble assez clichés. James Trenchard m’a même paru être une copie assez fade de Mr Selfridge. J’ai conscience que ce ressenti est personnel, et j’ai tout de même trouvé plutôt charmants les personnages de Charles et de Maria, allant jusqu’à stresser un peu pour eux et tout, mais… Là, j’ai fini le livre, et les personnages ne me manquent pas. Alors que la Comtesse Douairière de Downton, par exemple, si.
  • La conclusion du livre. Si vous ne souhaitez pas être spoilés, évitez ce paragraphe, car même si je vais rester vague, ça risque fort de vous dévoiler des trucs. BON. ALLEZ, ON FILE. C’est bon? OK. Donc. la conclusion. En gros, les péripéties vécues par tout ce petit monde aurait certainement dû leur servir de leçon. Genre, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Eh bien non, chers amis. On assiste (attention, véritable spoiler!!!) à la procréation d’un nouvel enfant illégitime, et que fait-on pour gérer la situation? Eh bien la même chose que par le passé, et qui nous a attiré tant d’ennuis: des cachotteries! Le happy ending, en outre, s’il fait bien plaisir, je l’avoue, laisse un peu perplexe. Tout est bien qui finit bien, alors que clairement, c’était loin d’être gagné.
  • Il y a un MÉCHANT. Un méchant digne de Disney tellement il est juste méchant. Odieux. Immonde. Sans aucune qualité rédemptrice. Dans Downton, on se prenait de sympathie pour la pire enflure (à part peut-être *ce* personnage très secondaire qui a fait un truc pas cool du tout à un moment donné), car chaque personnage était, justement, nuancé. Là, eh ben, le mec, c’est un méchant. Il fomente des plans de méchant et connaît un destin de méchant. UN PEU ABUSÉ DANS UN BOUQUIN POUR LES PLUS DE SIX ANS. #cpasgentildêtreméchant
  • Je devrais le lire en VO pour m’en faire un avis plus correct, mais dans sa version traduite, très franchement, le style d’écriture ne casse pas des briques. C’est vraiment une langue simple et réduite à sa pure fonction utilitaire de vecteur du récit. Dommage.

    Chat Belgravia Julian Fellowes Papotarium
    Mon chat a tenu à participer à la séance photo. Donc, le voilà. 😀

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J’ai aimé…

Parce que oui quand même. Je peux pas dire que j’ai pas aimé ce livre, des choses m’ont pas mal séduite aussi. ALORS.

  • Bon, déjà, le point fort de Belgravia, c’est bel et bien son histoire. Malgré des débuts timides, l’intrigue est intéressante et tient en haleine sans difficulté. Moult machinations, cachotteries et autres quiproquos, on ne se fait pas chier, et c’est amusant de se retrouver témoin de toutes ces embrouilles aristocratiques.
  • Ce point rejoint le précédent, mais voilà: Julian Fellowes a un réel talent de scénariste et on le sent. On retrouve vraiment son empreinte, cela pourra en agacer certain(e)s mais il faut reconnaître l’évidence: Monsieur sait ce qu’il fait, il sait aussi de quoi il parle car son récit fourmille de détails ancrant le tout dans son époque. Il y a eu de la recherche derrière, on le voit sans peine.
  • Les personnages sont fades et plutôt convenus, certes, mais pas sans intérêt non plus. Je mentirais si je disais que je n’ai pas ressenti la moindre empathie, que je n’ai pas eu hâte de connaître la résolution de leurs problèmes… Oui, en effet, ce petit monde n’est pas à la hauteur de la clique de Downton. Mais il faut bien reconnaître que la barre était haute placée. Il est vrai aussi qu’il reste impossible en un seul livre d’offrir un développement des personnages aussi complet qu’en une série de plusieurs saisons, ou en une saga de plusieurs volumes. En fin de compte, Belgravia nous offre tout de même un éventail de protagonistes correct, pas transcendants mais pas non plus imbuvables. Ils portent suffisamment bien le récit pour nous donner envie d’en venir à bout, en tout cas.
  • Le petit twist final amenant la résolution de l’intrigue est bien pensé et assez satisfaisant. Bon, alors je tiens à dire que je n’avais personnellement pas vu venir le truc, mais sachant à quel point je suis nulle pour deviner le genre de choses que la majorité des gens auront déjà grillé depuis des lustres, je ne sais pas vraiment si cela vous surprendra vraiment, VOUS. Moi, j’ai été assez surprise. C’est un peu l’avantage d’être bon public comme je le suis 🙂

Papotarium- Belgravia Julian Fellowes

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Petite conclusion

Un truc à savoir sur moi est que je n’ai aucun scrupule à lâcher un livre avant la fin s’il me gave. Pas le moindre sentiment de culpabilité. Du coup, rien que le fait d’avoir lu un livre en entier est pour moi une preuve que ce n’est pas une complète perte de temps.

En écrivant cette critique, la première de mon blog à être vraiment, bah, CRITIQUE, justement, j’ai une petite appréhension: peur d’avoir peut-être été trop dure, de donner une impression trop négative de ce livre. Pourtant, je vous encourage à le découvrir, sincèrement!

Papotarium- Belgravia Julian Fellowes
(Je vous en remets une couche avec mon chat parce que j’fais ce que j’veux c’est Noël)

Je ne pouvais pas ne pas parler de tous ces détails qui m’ont gênée. Pour moi, ils font de ce roman qui aurait pu être excellent, un roman très correct. Sans plus, mais pas moins non plus. Belgravia ne restera pas dans mon cœur comme une lecture marquante, soyons clairs. Cependant, j’ai passé un fort agréable moment en compagnie de ce bouquin, qui constitue une parfaite manière de se détendre en cette période de fêtes. Malheureusement, j’aurais bien aimé vous dire qu’il est préférable d’aborder cette lecture sans avoir l’illustre Downton Abbey comme point de comparaison, mais cette tâche paraît assez impossible quand, comme je le disais plus haut, un bandeau ÉNORME figure sur la couverture pour vous le rappeler.
Dans tous les cas, j’aimerais bien savoir ce que vous en pensez. Avez-vous quand même envie de le lire? L’avez-vous déjà lu, et auquel cas quel a été votre opinion? Au risque de me répéter (c’est pas duuuu tout une habitude chez moi de radoter hein, nononon) je voudrais vraiment mettre en avant le fait que les défauts que j’ai trouvé au nouvel ouvrage de Julian Fellowes ne sont en aucun cas suffisants pour rendre un verdict complètement mauvais. Au contraire, on peut quand même en faire abstraction et savourer Belgravia un peu comme une sorte de feuilleton (il faut d’ailleurs préciser que c’est ce que c’était à la base: l’œuvre a d’abord été publiée épisodiquement), bien agréable mais pour lequel mes attentes étaient peut-être un peu trop hautes!

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Bon, les ami(e)s. Les fêtes de Noël approchent à grannnnds pas, je ne sais donc pas quand je vais réussir à trouver un moment pour vous pondre un prochain article. Si on ne se retrouve pas avant les fêtes, je vous souhaite qu’elles soient pour vous tout ce que vous espérez, plein de cadeaux, de bisous, de câlins, de chocolat et de frites (comment ça je vous parle de MES envies, là? :D)

En attendant de savoir ce que vous aurez trouvé sous le sapin, je vous laisse à vos derniers préparatifs ❤

Bien Cordialement, BISOUS ❤

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Ma pile à lire de fin d’année!

Papotarium pile à lire 2016 panneau

SALUT A VOUS BANDE DE GENS!

Bon, alors on ne va pas se mentir, j’ai été peu présente ces derniers temps et je compte y remédier. La faute aux préparatifs de Noël qui ont commencé TÔT pour moi cette année histoire de ne pas se retrouvé débordés comme des cons en décembre, et aussi à une actualité vidéoludique plutôt INTENSE SA RACE, sur laquelle je pense revenir dans les prochains jours. Entre les mods qui débarquent sur Fallout 4, LA SORTIE DE FINAL FANTASY XV BON SANG DE BOIS, et la mise à jour de No Man’s Sky en laquelle personne ne croyait plus (même moi, qui ai attendu les mods de Fallout 4 depuis juin, j’avais perdu espoir…), autant dire que la console a chauffé!

Mais voilà, nous ne sommes pas là pour causer de ça aujourd’hui. Non, on va plutôt remettre à l’honneur ceux que je délaisse un peu en ce moment, mes livres, et notamment les prochains que je prévois de lire.

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BELGRAVIA

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Oui, je l’ai commencé depuis trois plombes.
Non, ce n’est pas par manque d’enthousiasme que je n’avance pas. J’ai ENVIE de le continuer, très fort, mais soit j’ai pas le temps, soit les sirènes de ma console se font plus fortes. J’en suis à une centaine de pages, et j’ai été charmée par ce que j’ai lu jusque là, seulement voilà, il faut que je m’y remette. Je vous en parlerai très bientôt. En attendant, admirez mon magnifique marque-page qui dépasse… C’est un bout de papier déchiré, CERTES, mais y’a un petit cœur dessiné dessus par Monsieur, du coup, grande sentimentale que je suis, j’ose pas le jeter. Du coup, marque-page. 😀

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CITY ON FIRE

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Bon, OK, là en revanche j’ai mégahonte. Le bouquin, je dois l’avoir depuis peut-être quoi? Janvier? Je sais plus. La seule chose dont je me rappelle c’est qu’il a été méga hypé pendant un petit moment, l’histoire me parlait, la couverture aussi, l’extrait gratuit sur le store d’Apple aussi… Et puis euh… Je l’ai posé dans ma bibliothèque, et j’ai pas eu le temps de le commencer que d’autres livres me sont tombés dessus. Du coup je l’ai remis à plus tard, puis encore à plus tard…. Peut-être qu’il est tellement éloigné de ce que j’ai l’habitude de lire que ça m’a fait prendre peur et préférer des lectures plus dans mon style. Dans tous les cas, ce blog (que j’ai aussi ouvert pour me motiver à lire plus!) accueillera mon avis dessus.

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LES CENDRES D’ANGELA

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Bon, si vous me suivez de près, vous avez PEUT-ÊTRE dû remarquer ma légère obsession pour l’Irlande, pays que j’ai découvert très (trop) rapidement en Juin dernier mais qui a réussi, en quelques jours, à s’installer dans mon cœur et à bouleverser mes pensées. Il m’a donc semblé logique de commencer à m’intéresser davantage à la littérature de ce pays, et après quelques menues recherches, Les Cendres D’Angela s’est imposé comme une évidence. Il faut également IMPERATIVEMENT que je lise Ulysse de James Joyce (de préférence en VO) avant de retourner à Dublin. Mais je reparlerai de tout ça.

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MANSFIELD PARK

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Car non, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’ai pas tout lu de Jane Austen, loin de là. Pire, ce que j’ai lu, à part Orgueil et Préjugés, ce fut en eBook. Et il y a un certain temps déjà. Du coup, va falloir remédier à ça. Et alors, cette couverture est choupinou. Je ne vois pas vraiment quoi en dire de plus, vous connaissez mes goûts si vous traînez régulièrement dans le coin, cet ajout dans ma pile à lire n’est donc guère une surprise!

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Voilà chers amis, c’était un article MÉGA court, pas très riche en contenu, mais je tenais à le faire pour dresser un petit bilan de mes prochaines lectures (que je n’aurai certainement pas toutes finies avant la fin de l’année, mais bon, chut, c’est la faute à l’actu vidéoludique de malade).

Je reviens bientôt avec pas mal de choses, notamment ma nomination pour le Liebster Award (l’article est prêt mais je manque de personnes à taguer!), du blabla jeux vidéo, des conseils d’applis pour la photo, et certainement trouzemille autres choses (j’hésite à vous faire un article JUSTE pour vous parler de mon sapin de Noël super design avec du ROSE GOLD DEDANS, que vous voyez d’ailleurs en arrière-plan de mes photos), mais tout cela viendra dans les prochains jours!
En attendant tout cela, je vous souhaite plein de bonnes choses, et je me mets au boulot pour les prochains articles!

Bien Cordialement, BISOUS ❤

(P.S.: Si tu veux que je te nomine aux Liebster, n’hésite pas, demande-le moi dans les commentaires!)

Downton Abbey, la série qui me manque déjà

Bonjour les gens.

Hier, je sortais mon tout premier article, et toute contente des quelques retours vachement positifs que j’ai pu avoir, je m’apprêtais à continuer sur ma lancée. J’avais en tête de faire une semaine consacrée au remplissage de ce blog, pour lui donner un peu de contenu de base, quitte à adopter un rythme pas mal soutenu d’un article par jour. C’est donc la fleur au fusil que je m’installai, guillerette, devant mon fidèle PC. Seulement voilà, le loustic ne semblait guère disposé à me laisser m’esbaudir de la sorte, et s’est donc mis à me ramer à la tronche, mais alors juste sur WordPress, histoire de bien m’enquiquiner.
Il m’a donc fallu remédier à ce problème avant de choisir une idée d’article qui ne serait pas la revue du second tome de Miss Peregrine, car je n’ai conséquemment pas eu le loisir d’aller l’acquérir, et donc encore moins de le lire. #FirstWorldProblems

En plus, je me dis suis dit qu’il fallait bien que je montre toute l’étendue des dégâts de ce dont je voulais causer ici, et donc pas question de vous causer de mon livre favori, ça sera pour plus tard, histoire de varier. Les trucs sur la photo, aussi. Les jeux vidéo, pas inspirée. Et alors le blablatage tout court, j’avais rien sur quoi réagir spécialement, et j’allais certainement pas vous tanner avec un pavé sur mes déconvenues avec mon ordinateur. C’est pas passionnant. (Si vous trouvez ça passionnant, je vous juge pas, mais si, un peu en fait.)

Et puis comme c’est ma fête aujourd’hui, je me suis dit que j’allais bien me faire plaisir, et parler d’un truc que je kiffe. Du coup, BIM.

Downton Abbey

Downton Abbey, donc.

Il se trouve qu’en même temps que Miss Peregrine, j’ai acquis Belgravia, le livre écrit par le créateur de la série. Je ne m’y suis pas encore lancée parce que je veux déjà terminer la trilogie Peregrine, mais je ne vous cache pas que je frétille d’impatience. J’ai terminé la série télévisée en question y’a pas si longtemps et comment vous avouer que mon cœur saigne encore un petit peu que ce soit terminé pour de bon? Je me suis attachée à cet univers et aux personnages qui le peuplent comme un vieux chewing-gum à un dessous de table de lycée (je suis le chewing-gum). Du coup, je nourris un peu de très hautes espérances pour Belgravia, j’espère qu’il fera un peu revivre la magie du truc. Parce qu’il faut quand même que j’attende un peu avant de me refaire la série, hein, histoire d’oublier un peu.

En attendant, je vais tenter de vous expliquer de façon certainement fort décousue et fantaisiste pourquoi Downton Abbey, c’est cool.

Si vous n’êtes pas familiers du tout avec le bordel, on va résumer ça très très vite, parce que comme vous avez peut-être pu le voir, ça me fait chier de pondre un résumé à la Wikipédia je préfère vous laisser découvrir un maximum de choses par vous-mêmes.

Nous sommes dans le Yorkshire (la région, pas le chien, sinon ce serait sale. Et non, je ne m’excuserai pas pour cette vanne pourrie, ni pour les nombreuses autres qui suivront dans ce blog), et les événements de la série débutent en 1912, dans la demeure de la bien bien riche et bien bien noble famille Crawley. Nous suivons donc avec moult délices leur

Maison - Downton Abbey
Une journée tranquille pépouze à Downton.

quotidien, mais également celui des gens d’en bas. (En bas, comme dans downstairs, en Anglais -littéralement en bas des escaliers, à l’étage en-dessous, pour ceux qui envoyaient des mots à leurs voisins en cours d’Anglais LV1 au lieu de garder le nez dans leur manuel Apple Pie.)
Et qui c’est qu’il y a, à l’étage en-dessous? Eh ben les domestiques, ma bonne dame. Parce qu’une baraque comme ça, ça s’entretient pas par magie. On est pas chez Harry Potter. Enfin quoi qu’il en soit, voilà pour le décor, il est planté, on ne va pas y revenir. Je vais plutôt tenter de vous donner diverses raisons pour lesquelles j’aime cette série, en espérant que ça donnera envie de la regarder à ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore fait.

Pourquoi Downton Abbey, c’est cool?

Eh bien déjà, pour la raison que j’évoque juste au-dessus. On ne suit pas que les gens de la Haute, et on ne suit pas non plus que les serviteurs. Et même si au départ, les deux univers semblent tout à fait cloisonnés, menant des existences parallèles chacun sur leur propre plan astral, on découvre petit à petit que ces deux mondes, à priori en totale opposition, ne le sont en fait pas du tout. Les destins s’entrecroisent (paie ta phrase digne d’un titre d’épisode des Feux de l’Amour), les intrigues s’emmêlent et les préjugés de classe s’envolent. On se rend compte à quel point chacun de ces deux groupes est dépendant de l’autre.

Ensuite, parce que la série fait un job merveilleux pour ce qui est d’être ancrée dans son époque. L’intrigue se met en route au moment du naufrage du Titanic, et multiplie les références historiques, qu’il s’agisse de simples clins d’œil ou d’une intégration plus en détail qui rendra certains passages de l’Histoire (avec un grand H, tavu) cruciaux au scénario. Dans tous les cas, c’est toujours super bien lié à la narration, on n’a pas l’impression que ça arrive comme un cheveu sur la soupe. Ça présente un réel intérêt.

D’ailleurs, cette période (la série se termine en 1925) est une époque charnière, et là encore, la série l’intègre à merveille. En plus du parallèle entre la famille et ses serviteurs, il y a aussi celui entre ce qui se passe dans la maisonnée versus dans le reste du monde. Ce domaine qui semble tellement intouchable et figé dans le temps connaît son lot de bouleversements, et tout ça amène de véritables moments de grâce sur fond de réflexion sur le temps qui passe, les mœurs qui évoluent, le progrès qui semble inexorablement rattraper tous ceux qui restent en arrière…

Et puis cette série, elle envoie totalement bouler, comme je disais plus haut, tout mépris

Daisy - Downton Abbey
Elle, c’est Daisy. Et elle est BADASS.

de classe ou de genre. Vous voulez des personnages féminins forts, des VRAIS? Ben cherchez plus. Et ça, ça m’a énormément plu. Il y a eu d’excellentes surprises pour moi de ce point de vue-là, on voit des femmes qui ont de l’ambition, qui cherchent à s’accomplir, à péter leurs carcans, qui ne causent pas que de leur potentiel mari ou du reprisage des robes de leur patronne. Elles ont du caractère, elles sont compétentes, parlent entre elles, font des erreurs… on ne ressent à aucun moment qu’elles auraient éventuellement besoin d’un gugusse. Et les personnages masculins ne sont pas en reste, allez pas croire. C’est juste que le traitement des femmes dans la fiction est un sujet qui me touche pas mal.
Mais les personnages, plus généralement parlant, ont tous leur histoire, leur personnalité, leurs buts, leurs secrets, leurs défauts.

Ils sont tous attachants, bordel, TOUS. MÊME LE CHIEN. Ils ont du relief. Ils sont réalistes. C’est simple, au bout d’un moment, j’y étais tellement attachée que c’était comme si, à chaque épisode, je retrouvais en quelque sorte des membres de ma famille. Chacun, à sa manière, m’a touchée.

Un autre truc qui m’a fait plaisir, et là c’est un peu plus perso, c’est que ce n’est absolument pas violent. A aucun moment. Les évènements le sont parfois, mais ce n’est jamais gratuit, et jamais traité dans la surenchère. Voir ce genre de série pour moi, une hypersensible avec une tolérance somme toute très limitée à la violence, c’est une bénédiction. (Dit-elle alors qu’elle regarde aussi The Walking Dead et joue à des jeux où on tue des gens. L’ÊTRE HUMAIN EST CONTRADICTOIRE, OK?) Non mais, sans déconner. Ça fait du bien. Cette série, elle réchauffe le cœur comme un après-midi d’hiver au chaud chez mamie à regarder des cassettes vidéo des classiques Disney.

J’ai aussi envie de vous parler de la V.O. (c’est pas de l’élitisme à deux balles, quand une V.F. est bien, j’aime bien aussi)… LA V.O., foutredieu. Ces accents des quatre coins des îles Britanniques, c’est comme du miel pour mes oreilles. (Euh… Oui, j’ai conscience que cette métaphore rapproche bien trop les mots « miel » et « oreilles » pour NE PAS faire penser à du cérumen. Déso pas déso). Et vu que moi, j’ai comme qui dirait un petit faible pour lesdites îles Britanniques et leurs accents… Le spectateur averti pourra d’ailleurs s’amuser à comparer ceux-ci et tenter de deviner d’où ils viennent. Perso, j’ai pas pu, parce qu’il y a quelques temps encore je commençais à peine à discerner l’accent Irlandais de l’accent Londonien, donc me parlez même pas de l’accent du bled écossais la-première-à-droite-après-les-moutons, merci bien. Mais ça peut être un jeu marrant.

Lady Mary - Downton Abbey
Lady Mary est trop occupée à avoir la classe pour faire attention à toi.

Et puis, comme je l’avais aussi mentionné dans mon article d’avant, j’affectionne plutôt les 18ème/19ème/début 20ème siècles. Là, on est en plein dans le début 20ème. Ce qui veut, entre autres, dire costumes de ouf malade à foison. Et ça, c’est chouette. Un régal pour les yeux, entre lesdits costumes et les paysages qui m’ont fait plus d’une fois boucler mentalement mes valises et inventer le voyage dans le temps ET la fiction.

Et puis alors, je ne pouvais pas parler de cette série sans aborder l’humour. Parce que OUAIS, on dirait pas nécessairement, comme ça, mais l’air de rien, on se fend aussi la gueule. Oui oui.

Alors évidemment, on est dans les 1900s, parmi la Haute de la Haute, et chez les British. Donc vous imaginez bien qu’il va pas falloir vous attendre à des blagues à base de prouts. Mais franchement, certaines scènes font preuve d’un comique de situation parmi les plus exquis que j’aie pu savourer. Je pense même lui décerner la première place. C’est d’une finesse délectable, jamais vulgaire mais ça tape toujours dans le mille. Et quand on parle d’humour, on ne peut pas ne pas parler des PUNCHLINES MYTHIQUES de celle qui est

Lady Violet Crawley, Maggie Smith, Downton Abbey
Je sais pas si tu t’en rends compte, mais elle te juge très fort.

devenue une de mes guides spirituelles, incarnée à la perfection par Maggie Smith, j’ai nommé la Comtesse Douairière de Grantham, a.k.a VIOLET MOTHERFUCKING CRAWLEY. (Oui, je manie le juron avec profusion. Oui, vous me pardonnerez ces égards avec toute la mansuétude que je vous connais.)

Sans déconner les gens, ce personnage, où est-ce que je commence? Je ne sais pas. Je ne veux pas trop en révéler, sinon je vous aurais bien pondu un top 10 de ses meilleures répliques, mais je vais pas vous gâcher la découverte. Sachez cependant que ce personnage est un MONUMENT. En tant que l’aînée de la famille, elle est la plus fervente représentante des valeurs conservatrices d’une noblesse pourtant en pleine mutation. Et elle le fait savoir. Mais personne n’ose trop moufter non plus, parce qu’elle en impose. Et autant elle est capable des mesquineries les plus élaborées et ne manquera jamais de se servir de son arme la plus mortelle, a.k.a sa répartie que l’on pourrait tout autant élever au rang de SUPER-POUVOIR, autant elle peut aussi se révéler être un modèle de douceur et de sagesse, voire même de compréhension, lorsque la situation le nécessite. Surtout quand il s’agit de ses petites-filles. Mais vous verrez bien. Parce que soit vous le savez déjà, soit vous allez regarder cette série illico, sinon Lady Violet viendra vous clasher violemment chaque nuit dans votre sommeil, et moi, derrière, je gueulerai PO PO POOOOOO.

Bon, je pense que j’en ai déjà tartiné pas mal sur cette série, alors évidemment, c’est loin d’être un article critique comme celui d’hier, déjà parce que mon visionnage n’est plus aussi frais que ça (ça fait quelques semaines que j’ai fini la dernière saison, me semble-t-il), et que comme c’est ma fête je fais ce que je veux (bonjour, j’ai 5 ans), et là, ce que je veux, c’est vous parler d’un truc que je kiffe bien trop pour en voir les inexistants défauts.

En quelque sorte, c’était une déclaration d’amour que je rends publique en espérant donner envie à un maximum de monde de s’y plonger et de kiffer autant que j’ai kiffé.

Et pour bien finir abruptement cet article sans autre forme de procès, je terminerai par mon traditionnel mais désormais mythique (traduction: je l’ai déjà fait hier):

Bien Cordialement, BISOUS.