Hollow City : Un second tome de Miss Peregrine à la hauteur du premier?

Hello les gens!

Pour ceux qui suivent le blog depuis le début, vous vous souviendrez que mon premier article traitait du premier tome de la trilogie Miss Peregrine de Ransom Riggs. Plutôt enthousiaste à la fin de ma lecture du premier volume, je m’étais assez vite décidée à acquérir les deux suivants. Eh ben, du coup, aujourd’hui, figurez-vous que je vais vous parler du tome 2. ÉPATANT, HEIN?

Pour des raisons évidentes, il est conseillé d’avoir lu au moins le premier livre avant de lire l’article qui suit, parce que… Ben, parce que c’est logique. Je vais parler du second. Vous suivez, un peu? Bien, allons-y.

Hollow City - Miss Peregrine et les enfants particuliers - Papotarium
Le Tome 2, vu ici en train de se détendre tranquillou en compagnie de ses potes.
Attention, ça va peut-être spoiler?

Ouais, parce qu’on ne va pas revenir sur l’avant et le processus d’acquisition du bouquin, le pourquoi ça m’a fait envie et tout le tintouin: les raisons sont les mêmes que pour mon achat du premier volume, l’envie de connaître la suite en plus.

Nous allons donc plonger directement dans le vif du sujet, comme le fait d’ailleurs le bouquin lui-même: PAS LE TEMPS DE NIAISER, on est catapultés in medias res, juste au moment où s’achevait l’épisode précédent. C’est limite si ça ne donne pas l’impression qu’il y a juste eu une coupure pub entre les deux. Pas de résumé, pas de chichi; une note de bas de page te le dit à un moment: si tu sais pas de quoi on cause, c’est dans le livre d’avant.

On retrouve donc nos héros dans de beaux draps suite aux événements un peu cataclysmiques qu’ils viennent tout juste de vivre, et vogue la galère vers de nouvelles aventures, qui auront pour but de sauver un personnage absolument crucial qui est, ma foi, en fort fort mauvaise posture.
Je ne vais pas vous cacher une chose: j’ai été trèèèès trèèèèès sceptique quant au début du livre. Je vais spoiler un petit coup en essayant de ne pas trop en révéler quand même, mais lorsque notre petit groupe de joyeux lurons particuliers débarque dans la première « boucle temporelle » de l’ouvrage, la nature de ses habitants m’a laissée complètement perplexe. On est face à un nouveau type de créatures particulières, et ça m’a pas mal déconcertée, j’ai trouvé cette nouvelle addition au folklore du récit complètement what the fuck (je vous en supplie, pardonnez-moi mes anglicismes, mais celui-ci était trop tentant!) et je la trouvais peu nécessaire, un peu comme l’ingrédient de trop dans une recette autrement bien sympa. J’avais en tête l’adage « le mieux est l’ennemi du bien » et je me suis demandé

Hollow City - Miss Peregrine et les enfants particuliers - Papotarium
J’aime toujours autant ces pages de garde qu’on retrouve à chaque chapitre!

un instant si Ransom Riggs ne venait pas de saborder totalement son histoire. (Si vous ne comprenez pas de quoi je parle et que vous n’avez pas peur du spoil, je vous invite à regarder en toute fin de l’article, j’ai glissé un petit P.S. en gris clair dans lequel j’énonce plus clairement de quoi je veux causer)

Du coup, j’ai laissé le livre de côté quelques jours, comme pour digérer le fait que j’allais potentiellement me farcir deux tomes qui partent complètement en sucette. Je persiste à penser que cette « nouveauté » est un peu surfaite, mais la suite du livre a réussi à me la faire accepter, d’une part parce que ça ne parasite pas non plus de trop le récit, et d’autre part parce que finalement, quand on y réfléchit bien, ce n’est pas si incohérent que cela.

Et je me dis que j’ai bien fait de ne pas laisser tomber.

Ce second volume n’offre pas une seconde de répit au lecteur, l’action s’enchaîne à un

rythme effréné mais, cette fois-ci, bien plus maîtrisé. Il est plus long que le premier en terme de nombre de pages, mais m’a aussi paru plus court, parce que j’ai vraiment, vraiment pas pu le reposer une fois passée ma petite déconvenue initiale. Le style est toujours aussi concis, les descriptions sont toujours aussi efficaces et l’imaginaire fonctionne encore plus à plein tube. Quand je compare Hollow City à son prédécesseur, le constat est flagrant: Miss Peregrine et les Enfants Particuliers, premier du nom, ne fait figure que d’introduction. Plus j’y pense, et plus je me dis que j’ai vraiment, vraiment apprécié ce tome 2. Il m’a vraiment transportée. Les lieux visités sont variés, convaincants et ont tous une identité propre, les descriptions sont vraiment réussies et évocatrices, les ambiances sont dépeintes avec énormément d’efficacité, et comme je l’ai déjà dit, l’action n’est pas en reste.

L’époque contemporaine est bien moins présente dans cette partie de l’histoire, on passe le plus clair de notre temps en 1940, avec quelques incursions à d’autres époques, et ce n’est pas pour me déplaire, moi qui ne déborde pas spécialement d’amour pour les fictions à toile de fond contemporaine. L’Histoire (avec un grand H, cette fois-ci) est toujours entremêlée avec le parcours de notre petite équipe de gamins bizarres, et cela amènera son lot de scènes poignantes. Malgré ce tourbillon incessant de péripéties, une aura mélancolique plane sur Hollow City, en partie incarnée par Jacob lui-même, en proie à de nombreux questionnements, doutes, et surtout à un sentiment de faiblesse et d’impuissance face à des événements qui le dépassent parfois. C’est un sentiment assez indicible, mais très marquant, qui m’a envahie en lisant ce livre. Tout y contribue à provoquer une impression d’inexorable, de fuite en avant vouée à l’échec; et face à ça, on a des protagonistes qui ne lâchent jamais l’affaire, qui continuent à se battre même dans les situations les plus désespérées…

Et puis cette fin. Cette fin qui m’a éclaté en pleine gueule, même que je ne m’y attendais tellement pas. J’ai été scotchée. Bien plus, d’ailleurs, que par la fin du premier, qui me semblait si précipitée et presque brouillon. Là, ce n’est pas du tout le cas. Pas du tout du tout. C’est bien mieux amené, on n’a pas l’impression que l’auteur s’est rendu compte trop tard qu’il fallait boucler le récit.

Enfin, bref, je ne veux, encore une fois, pas trop en révéler, mais sachez que ça m’a complètement redonné foi pour le troisième opus. Je ne manquerai pas de vous livrer mes impressions dès que je l’aurai terminé, comme de bien entendu.

Petit bilan, donc.
Hollow City - Miss Peregrine et les enfants particuliers - Papotarium
Je vous colle une petite image d’Eva Green en Miss P., parce que EVA GREEN ❤

Puisqu’il faut quand même conclure comme il se doit pour que ça ressemble vaguement à quelque chose (bordel de flûte, cet article était tellement décousu), je tiens à réitérer mon insistance sur un point que je traitais déjà dans ma petite chronique du volume premier: OK, c’est écrit dans un langage simple, voir simplifié. Ce n’est pas débordant de figures de styles pompeuses, ni de descriptions lyriques de 20 pages sur la couleur opalescente du ciel londonien. OK, c’est du fantastique, c’est plein d’aventures, les personnages sont jeunes, et en plus, y’a des images. OK, c’est assez manichéen, parfois naïf. En résumé, OK, c’est de la littérature totalement stéréotypée Young Adult. Mais pour être très honnête, d’abord, allez relire dans mon article précédent ce que je pense sur cette saloperie de distinction daubée (je me retiens, je peux être vachement moins polie aussi, si vous voulez), parce que je vais pas non plus en remettre une couche; et ensuite, ensuite! Permettez-moi d’affirmer qu’il serait bien crétin de se refuser une lecture si efficace, si divertissante et si immersive parce qu’une bande de fins stratèges du marketing ont, un jour, trouvé judicieux d’établir des frontières d’âge dans la littérature. Même sans être encore parvenue à l’épilogue de cette trilogie, je pense pouvoir l’affirmer à présent, (on verra bien si le troisième volume me fera mentir) ce triptyque fantastique est fort sympathique (VOUS AVEZ VU CES RIMES? VOUS LES AVEZ VUES? SALUEZ MON GÉNIE SVP), et vous ravira certainement pour peu que vous soyez emballés par le quatrième de couverture. Ransom Riggs tient ses promesses, alors si l’aventure vous tente, foncez!

Je vous donne rendez-vous bientôt pour vous rendre compte de mes impressions sur le tome 3, et en attendant, je vous gratifie d’un pluvieux mais jovial:

Bien Cordialement, BISOUS ❤

PS /ATTENTION SPOIL/ : Pour ceux qui veulent savoir, le truc qui m’a tant dérangée au départ et auquel je fais allusion, c’est l’existence d’animaux particuliers. Sur le coup, ça m’a paru profondément farfelu. VOILA.

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4 petits jeux iOS à découvrir de toute urgence

Salut les gens!

Bon, je me rends compte que je n’ai pas encore parlé de jeux vidéo ici. OR, il faut quand même dire que c’est une autre de mes passions, et que vu qu’on est au tout début de ce blog, j’aimerais bien proposer assez vite un éventail exhaustif de tous les thèmes que j’ai envie d’aborder. C’est pourquoi aujourd’hui, je vais vous parler un peu de jeux vidéo.

Je suis davantage une joueuse console, en temps normal, mais voilà, j’aime beaucoup suivre certaines chaînes gaming sur YouTube, et parfois, je tombe sur des présentations de jeux qui ne se trouvent pas vraiiiiment sur console. Ajoutez à cela qu’il fallait que je garnisse un peu ma tablette toute neuve de quelques jeux de bon aloi, et voilà comment, il y a quelques semaines, j’ai décidé de me munir d’un peu de crédit à dépenser sur l’App Store, dans l’espoir d’acquérir quelques petits trucs pas forcément récents, mais qui me faisaient envie depuis plus ou moins longtemps.
Et du coup, j’ai décidé que j’allais vous les faire découvrir, parce qu’ils sont quand même sacrément chouettes.

Papers, Please
papotarium - Papers, please
…dont voici l’écran-titre.

Papers, Please, c’est un jeu créé par le formidable Lucas Pope, dont j’adore toutes les créations (il a notamment participé plusieurs fois au Ludum Dare, et ses participations à ce concours sont listées sur sa page et jouables gratuitement, si vous voulez vous faire une idée de son univers.)
Et alors attention, parce que Papers, Please, c’est un peu particulier, comme délire. On pourrait définir ça comme une simulation de garde-frontière, dans un univers et un pays fictifs mais rappelant très furieusement l’ancien bloc Soviétique. Votre boulot, c’est de contrôler toutes les personnes souhaitant entrer dans votre pays, et ce en vérifiant que

shot11-jorji
Un screenshot tiré du site, qui représente la version PC du jeu. La seule chose qui diffère dans la version mobile est la disposition de tous les éléments.

tous leurs papiers sont bien en règle. Le temps est limité, et le jeu se divise en « journées » qui durent peut-être une dizaine de minutes? Je ne sais plus exactement, je ne joue jamais chrono en main, mais tout ça pour dire que cela peut se prêter à des sessions de jeu assez courtes. Vous disposez de plusieurs outils vous aidant à la vérification des documents de chaque personne entrante, ainsi que d’un petit livret mis à jour au début de chaque journée de travail. Parce que oui, le règlement, il change chaque jour. A votre charge, donc, de vérifier les dates d’expiration, les photos, l’authenticité du sceau d’un document… Plus les jours avancent, plus la paperasse se fait conséquente. Il faut donc être rapide et observateur. Question gameplay, c’est simple et sans chichis, c’est du drag and drop tout ce qu’il y a de plus basique. Et niveau graphismes, on a droit à du bon gros pixel, on aime ou on n’aime pas, perso j’aime bien, et en plus de ça, ça renforce le côté « 1982-en-Allemagne-de-l’Est » (oui, parce qu’on a beau ne pas être explicitement en Allemagne de l’Est, le fait que notre poste-frontière se situe à cheval sur les villes de Grestin Est et Ouest, ça met un peu la puce à l’oreille niveau inspirations). J’ajoute que le jeu raconte une véritable histoire, dont la fin (parmi les 20 disponible) dépendra de vos choix dans le jeu. On peut donc aisément y rejouer autant de fois que l’on veut, il y a plein de trucs à débloquer. Et surtout, ce jeu nous file quand même une sacrée putain de sensation de pouvoir qui est, ma foi, bien délectable. Un OVNI vidéoludique comme je les aime, disponible sur iOS ainsi que sur Steam. A noter, il intègre désormais une traduction Française.

 

You Must Build A Boat (Tu Dois Construire Un Bateau!)

Papotarium- You must build a boat

Dispo sur Steam, Android et iOS cette fois-ci, ce jeu est un genre de mix entre un match-3 type Candy Crush (j’essaie de donner envie à tous les accros, là!), mais avec un twist. Dans ce jeu, il s’agit donc de connecter 3 éléments (ou plus) identiques sur un tableau, mais pas sans aucun but, non non non. Là, CA SERT A QUELQUE CHOSE.
L’écran se divise en deux parties: le fameux tableau où l’on devra, donc, foutre nos 3 éléments côte à côte pour les faire disparaître, et la représentation du niveau où évolue notre personnage en side scrolling, et auquel il va falloir faire gaffe, parce que selon les obstacles que ce brave gugusse rencontre, il s’agira de s’arranger pour matcher les symboles qui l’aideront à surmonter lesdits obstacles. Par exemple; Gugusse est face à un coffre? Il va falloir matcher des clés. Il est face à un ennemi? Faudra matcher des armes. Et ainsi de suite, jusqu’à la fin du niveau. Et dans quel but?
Eh ben j’ai envie de dire que si t’as lu le titre du jeu, t’as deviné, mais pour les deux-trois qui suivent pas au fond, je vais quand même répéter: TU DOIS CONSTRUIRE UN BATEAU. VOILA. En effet, en-dehors des niveaux de jeu eux-mêmes, notre héros et son équipe (qui

you must build a boat - gameplay - papotarium
L’esthétique me rappelle furieusement les RPGs de l’époque SNES

grandira au fur et à mesure de ses rencontres) sont sur un navire tout minable. Or, plus vous avancerez dans le jeu, plus vous récupèrerez de PNJ qui viendront peupler et rendre plus impressionnant votre rafiot. Ces PNJ vous aideront également à accroître vos capacités, parce que quand je dis match-3 avec un twist, c’est un vrai twist. Il a pas mal d’aspects très axés RPG, ce qui rend la progression plus addictive car plus récompensée, on a le plaisir de voir grandir notre bâtiment, de recruter d’autres gugusses de tout poil, d’apprendre des sorts trop cool…
Et quand je dis addictif, je le pense. D’ailleurs, rien que d’y penser, j’ai la musique du jeu en tête. Car les musiques y sont très cool, tout aussi délicieusement rétro que les graphismes (là aussi, on est dans le pixel!). Attention cependant, c’est un jeu où il faut être rapide, très rapide, et avoir les bons réflexes au bon moment! De même, le jeu est en Français, pour les moins anglophones d’entre nous.

 

Reigns

reigns - papotarium

Le Roi est mort, vive le Roi!

En gros, c’est un peu la phrase qui peut résumer ce Reigns. Dispo sur Steam, Android et iOS, le jeu vous fait incarner, non pas un Roi, mais TOUS les Rois les uns après les autres. Vous vous faites tuer, sortir de votre château par la manière forte ou autre petit souci vous conduisant à la fin de votre règne? PAS GRAVE, vous incarnez directement votre propre successeur. Et alors, comment ça se passe? C’est très très simple. Le jeu se présente sous forme de cartes sur lesquelles on trouve un personnage qui s’adresse à vous ou un

papotarium - reigns - gameplay
Oui à gauche, non à droite: un simple glissement de carte vous permet de faire vos choix.

événement auquel vous devez réagir. A chaque fois, deux choix différents s’offrent à vous, que vous sélectionnerez en faisant glisser la carte à droite ou à gauche de votre écran. Chaque choix aura une répercussion, négative ou positive, sur une ou plusieurs des quatre jauges que vous devez surveiller. Celles-ci indiquent la satisfaction de l’Église, du Peuple, de l’Armée et la dernière représente la fortune du royaume. Et vous, votre but, c’est de garder tout ça sous contrôle, équilibré, ni trop haut ni trop bas, sans quoi vous souffrirez de conséquences plus ou moins désastreuses.
On est face à un jeu facile à prendre en main, ne demandant aucun skill particulier autre que la faculté de prendre des décisions, ce qui en fait un jeu pas du tout prise de tête, pas du tout frustrant puisque la chute de votre Roi ne marquera pas le Game Over, mais un simple passage à la génération suivante. En plus de ça, Reigns est bourré d’humour, jouable en Français, le design est simple mais soigné, il ne coûte pas cher, et il est très amusant à jouer à deux ou plusieurs: Comme il y a trèèèèès peu de choses à assimiler avant de pouvoir s’y mettre, on peut très facilement faire faire ce jeu même au moins gamer d’entre nos connaissances, ce qui peut amener à des sessions très agréables: quand notre règne est terminé, on passe au joueur suivant, et ainsi de suite!

Crypt Of The NecroDancer

crypt of the necrodancer - logo - papotarium

Attention, il faut aimer les Rogue-like. Et avoir le rythme dans la peau. Eh ben devinez quoi, je ne suis dans aucun des deux cas. Et pourtant, j’aime ce jeu. Je suis NULLE à ce jeu, mais je l’aime. Je n’ai même pas terminé le premier donjon, mais c’est pas grave, j’aime. Dispo sur iOS et Steam, Crypt of The NecroDancer, c’est un jeu dans lequel il va s’agir de parcourir des donjons générés aléatoirement, en combattant des ennemis de plus en plus forts, en récupérant des objets… Donc, le principe même d’un Rogue-like, quoi, hein.
OUI, MAIS VA FALLOIR LE FAIRE EN RYTHME, BITCH. Et alors, déjà que je suis pas super super douée sur un jeu de ce genre *normal* mais alors quand il est, en plus, question de suivre un rythme…
Sauf que voilà, même en étant tout naze, ce jeu est excellent à jouer. Les musiques sont juste EXTRA, entraînantes, tout bouge en rythme, ça force à une certaine concentration, du coup bah… Le tout est complètement HYPNOTIQUE. Et en plus, si vous en avez marre de la (très très bonne) bande-son du jeu, vous pouvez

papotarium - crypt of the necrodancer
Le sol s’éclaire façon DISCO dès que vous enchaînez les combos.

aussi jouer au rythme de vos PROPRES musiques. Genre, votre chanson préférée du moment. Cela peut même être assez cocasse, selon le choix de la chanson.
La prise en main sur tablette n’est pas excellentissime, malgré les différentes options de contrôle proposées, c’est pas confortable, ni intuitif, les mains fatiguent vite. Je vous conseillerais donc quand même plus de vous tourner vers la version PC, et de jouer à la manette. J’avoue ne pas trop avoir réfléchi, mon but premier étant à ce moment d’avoir des jeux auxquels jouer partout. Ça reste tout à fait gérable, hein, mais… Je suis peut-être pas assez entraînée. J’en sais rien. Mais sachez que l’ergonomie tablette, bofbof. Niveau graphismes, encore une fois, c’est du pixel typé 16-bit, (décidément, hein), très détaillé, très chatoyant, les sprites sont super bien animés, bref, un régal pour les oreilles et pour les yeux, donc, que ce Crypt of the NecroDancer.

BREF.

Bref, voilà, c’étaient donc les quatre jeux que je voulais vous présenter aujourd’hui, si vous cherchez des petits softs sympa, un peu insolites à vous mettre sous la dent à tout moment de la journée. Bien sûr, c’est une sélection limitée et subjective, mais ils ont été quatre jeux coup de cœur pour moi (surtout Papers, Please!!), et je me suis dit qu’en attendant la fin de ma lecture en cours (qui traîne un peu, je l’avoue, vu que j’ai pas vraiment eu le temps de m’y remettre), j’allais vous les faire découvrir. N’hésitez pas à partager vos propres découvertes vidéoludiques en commentaire, et à faire tourner le blog autour de vous (pas au sens propre, hein, vous auriez du mal)!

EN ATTENDANT LA PROCHAINE FOIS, devinez comment je vous dis au revoir?
Bien évidemment, avec un fabuleux:

Bien Cordialement, BISOUS ❤

Jonathan Strange & Mr Norrell: petite plongée dans l’univers de Susanna Clarke.

Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke - Poche - VO
Comment vous expliquer.

Comment vous expliquer à quel point je trépigne d’excitation à l’idée de vous présenter ce livre? Comment vous expliquer mon amour et mon admiration sans bornes pour cet ouvrage? Et comment vous expliquer que si vous vous attendez à un rapport de lecture objectif, vous n’avez ~peut-être~ pas frappé à la bonne porte?

Eh ouais les potes, parce qu’aujourd’hui, c’est le jour où je vous présente celui que j’ai élu comme mon bouquin préféré. Du monde entier, de l’univers et tout le reste. Moi, la meuf qui n’a vraiment ni film préféré, ni groupe ou chanteur/se préféré/e, qui ai éventuellement une série préférée (mais c’est de la triche si on prend en compte le fait que c’est la série adaptée du bouquin qui nous intéresse ici), enfin bref, moi qui ne suis vraiment pas foutue de désigner ses trucs préférés, il y a un truc qui est certain, qui s’impose comme une évidence, mon bouquin préféré, c’est CELUI-LA. (Et maintenant, vous en avez probablement marre de lire le mot « préféré »)

Je vous propose donc sans plus attendre d’entrer dans le vif du sujet.

Jonathan Strange & Mr Norrell, le livre.
Et d’abord, un peu d’histoire.

Oui, vous allez avoir droit à un compte-rendu complet de ma rencontre avec ce bouquin. EH OUAIS. On parle sérieux, là.
Remontons le temps et retrouvons-nous en… 2009? 2010? A l’époque, j’étais encore à la fac, et les magasins Virgin étaient toujours de ce monde. J’y traînais beaucoup entre les cours, ainsi que dans tous les autres enseignes qui vendaient du livre.

Quand on dit qu’il ne faut pas juger une personne à son physique, et un livre à sa Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke - Robert Laffontcouverture, eh bien mes amis, je suis désolée de vous le dire, mais en l’occurrence, c’est carrément la gueule du bouquin qui m’a d’abord fait m’y intéresser. Voir ces fiers pavés tout noirs trôner en tête de gondole, au premier étage du Virgin Megastore, c’était quelque chose, je m’en souviens encore très bien. (Il y avait même une version « négatif », toute blanche, avec les inscriptions en noir. J’ai appris trop tard que c’était une version un peu collector. De toute manière, je préférais le noir. Haha).
Complètement noir, jusqu’aux tranches. Déjà, c’était intriguant. Et puis cette couverture très sobre, juste de la typo et une silhouette de corbeau. Il faut savoir que je suis très difficile en matière de design de couvertures de bouquins. J’en trouve pas mal extrêmement kitsch, surtout quand on part explorer le genre fantastique ou fantasy. Les montages Photoshop avec 72000 effets et les polices de caractère douteuses, très peu pour moi. Là, c’est minimaliste, graphique, la couverture est légèrement texturée, et les caractères un peu irréguliers ajoutent au côté mystérieux du truc. Je me souviens qu’avec l’amie avec qui j’avais découvert ce livre (coucou si tu passes par là <3), on était intriguées par son côté « grimoire de magie noire un peu chelou ». Du coup, j’avais lu le quatrième de couverture, j’avais kiffé… Et j’étais repartie sans le bouquin, parce que j’étais étudiante, qu’il coûtait je sais pas moi, 25 balles? Plus? Je sais plus. Trop cher.

Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke - Poche - VO
La version poche, en anglais.

J’ai donc laissé tomber, sur le coup, en me disant bon, ok, ça a l’air cool, mais voilà, money money money. Jusqu’à ce qu’un peu plus tard, à la Fnac, je tombe sur la version poche, en VO, of course, parce que c’était pas encore sorti en France dans ce format. Elle valait genre, 9 balles? Allez, banco. La couverture était un tout petit peu moins classe, le même design mais en holographique sur fond rouge. En revanche, cette version-là était illustrée de façon fort chouette. Et c’est clairement un plus. J’ai inclus quelques exemples plus bas, vous verrez.

Et du coup, j’ai commencé ma lecture. Alors, autant j’ai été captivée, autant bon sang, le temps que ça m’a pris. Malgré les cours d’Anglais de la fac, j’étais clairement pas prête pour le vocabulaire, les notes de bas de page et les mots un peu chelous parce que soit très spécifiques à certains champs lexicaux, soit tout simplement archaïques parce que l’action se déroule dans les 1800s et que le vocabulaire est à l’avenant. Vers la moitié du bouquin, et à la faveur d’un porte-monnaie un peu mieux fourni, j’ai fini par craquer pour le gros pavé noir en VF. Maintenant que mon Anglais est d’un meilleur acabit, il faudrait que je retente le coup, tiens.

Et sinon, on peut en venir au contenu? Parce que bon, l’histoire de ta vie c’est bien gentil, hein, mais bon, tu vois quoi.

Oui, oui, je sais que je m’emballe un peu à vous raconter le processus d’acquisition, mais comme vous le savez peut-être déjà, pour moi, c’est là que commence mon histoire avec un bouquin, et quand on sait quelle place CE BOUQUIN PRÉCIS occupe dans mon cœur, forcément, il fallait que je raconte. (Bonjour, je m’appelle Émilie, et je parle de mes bouquins comme si c’étaient des gens. Et vous, c’est quoi, votre problème? 😀 )

DONC.

Qu’est-ce que ça raconte?

Petite question préalable. Vous vous souvenez, si vous avez lu mes précédents articles, que je nourris une affection particulière pour tout ce qui est British des 18ème, 19ème et tout début 20ème siècles? Bon. EH BIEN MONSIEUR LE JUGE, MESDAMES ET MESSIEURS LES JURÉS, JE VOUS PRÉSENTE LE COUPABLE.

Tout commence en 1806 et l’action va s’étirer peu ou prou sur une décennie après cela. Nous sommes en Angleterre, et nous faisons la connaissance d’une société de magiciens.

ALORS ALERTE ROUGE, j’arrête tout de suite les éventuelles personnes tentées de faire le rapprochement foireux « Angleterre/Magie > Harry Potter », car ça n’a absolument RIEN A VOIR. J’adore Harry Potter, hein, c’est super cool. Mais je pense sincèrement que ce n’est pas parce que vous avez aimé l’un que vous aimerez forcément l’autre. Les deux œuvres ont très peu en commun. Voilà, ça c’est fait, on n’en parle plus.

Une société de magiciens, donc, somme toute bien tristounette, qui ne branle honnêtement pas grand-chose d’autre que de bavarder inutilement sur les aspects théoriques d’une magie qu’ils croient éteinte, disparue, morte et enterrée depuis des lustres. Un jour, ces braves (ou pas) gaillards ont vent d’un certain Mr Norrell, vieil érudit

Portia Rosenberg - Jonathan Strange & Mr Norrell - Illustration
Une des illustrations de Portia Rosenberg, figurant dans la version originale du livre

qui possède, semble-t-il, une foultitude d’ouvrages sur leur sujet de prédilection, denrée pourtant extrêmement rare par les temps qui courent. Et c’est ainsi que nous aussi, lecteurs, allons faire connaissance du premier personnage donnant son nom au livre. Jonathan Strange, jeune héritier velléitaire un peu paumé se découvrant complètement par hasard des talents de magicien, suivra un peu plus tard. Vous vous doutez bien qu’ils finiront par se rencontrer, et que l’intrigue gravitera autour de leur relation parfois conflictuelle, et de leurs vues bien différentes sur le sujet de la restauration de la magie en tant que discipline cette fois-ci bien vivante et pratiquée.

Voici donc un résumé fort lapidaire qui arrive même à en révéler moins que le quatrième de couverture du bouquin, mais encore une fois, si vous m’avez déjà lue, vous savez comment je fonctionne. Vous pouvez trouver des résumés ailleurs, il n’y a aucun intérêt à ce que j’en fasse un copié-collé, et surtout, SURTOUT, je tiens VRAIMENT, toujours, à en révéler le moins possible sur l’intrigue. Je continuerai de répéter ça tant que le blog sera encore jeunot, histoire de bien enfoncer le clou: c’est comme ça que je fonctionne, et pas autrement. BREF.

Alors pourquoi c’est si bien?

Mais punaise, par où commencer?
Déjà, l’atmosphère. Ce bouquin est dense, touffu, il regorge de notes de bas de page sur le folklore féerique et la magie; je vous parlais d’immersion dans ma petite chronique sur le tome 1 de Miss Peregrine, sachez que là, on est en plein dedans. Le vocabulaire employé ainsi que le style d’écriture -qui emprunte beaucoup à des auteurs comme Jane Austen (notamment cette petite pointe d’ironie apportant un agréable aspect de satire sociale sans trop avoir l’air d’y toucher comme ça), les fameuses notes de bas de page qui empruntent un ton complètement encyclopédique pour parler d’êtres et de phénomènes magiques, la densité du contexte historique -l’époque des guerres Napoléoniennes, mes amis, et croyez-moi, on sent que Susanna Clarke a potassé le sujet!- et la façon dont celui-ci s’entremêle aux destinées des personnages… TOUT TE MET GRAVE DANS L’AMBIANCE. C’est tout à fait comme si l’on était transporté direct-sans-escale en 1800 et des poussières, mais un 1800 et des poussières nimbé d’une sorte d’épais brouillard mystique.

Bibliothèque - Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke - Poche - VO
Voilà l’ouvrage trônant dûment à une place de choix dans ma bibliothèque.

La composante mystique, justement. Parlons-en. Là encore, on constate à quel point Susanna Clarke est une grande FIFOLLE, si vous me permettez l’expression, tellement le sujet est fouillé. C’est une véritable plongée dans le folklore féerique qui nous est proposée, parfois principalement via les notes de bas de page dont je parle tant. (qui constituent en elles-mêmes une sorte d’œuvre à part entière tant elles sont intéressantes, font leur life et racontent leur propre histoire; et leur longueur ainsi que le fait qu’elles puissent parfois perdre le lecteur ne font pour moi qu’ajouter au charme du livre, parce qu’il n’y a rien de plus grisant pour moi que d’accepter et d’apprécier de se perdre un petit peu. #PotentielSujetDeBacPhilo)

BREF. Oubliez les lutins malicieux ou les fées Clochettes aux ailes pailletées, oubliez tous vos préjugés sur la Féerie: Susanna Clarke vous ramène aux sources des mythes et légendes, puisant tout aussi bien dans Shakespeare que dans la mythologie. Autant vous prévenir, le monde magique est sombre, complexe et non sans dangers.

Quant aux personnages, même constat: ils sont travaillés, nuancés, complexes, pétris à la fois de qualités grandioses et de profondes insécurités, et contrairement à la couverture du bouquin, aucun n’est tout noir ou tout blanc. Ils ont de véritables personnalités, des buts personnels, ne se définissent pas uniquement par la fonction qu’ils sont censés remplir, genre le héros héroïque, le méchant pas gentil, la gonzesse faire-valoir du héros…

Je parlais un peu plus haut d’une certaine satire sociale, et j’aimerais y revenir cinq minutes, parce que mine de rien, OK, ça cause magie et folklore féerique, mais nous n’oublierons pas que tout cela prend place dans l’Angleterre des années 1800, dans des franges plutôt aisées de la population, une société régie par moult codes et protocoles où le moindre geste est abondamment commenté et critiqué. Et l’incursion que le lecteur fait dans ce milieu est tout aussi poussée que celle qui est faite dans le monde féerique. Susanna Clarke ne manque jamais la petite pique discrète sur ces mœurs parfois absurdes

qui nous sont présentées. La narration est d’ailleurs très intéressante de ce point de vue, car bien qu’à la troisième personne, elle est tout sauf impersonnelle. On a l’impression que le narrateur prenant en charge ce récit fait partie intégrante de cette époque, de cette société, en comprend et en pratique tous les mécanismes et devient presque, par ce biais,

un personnage à part entière.

En dernier lieu, j’aimerais parler de ce qui est peut-être la raison principale pour laquelle ce roman m’a tant plu et marquée. Ce sont les grands thèmes abordés par le récit.  Je vais vraiment essayer de faire ça sans révéler quoi que ce soit sur l’intrigue, mais

comprenez bien que je vais parler des thèmes-clés du récit, et… Eh bien, qui dit thème-clé

Portia Rosenberg - illustration- Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke
Une autre illustration de Portia Rosenberg

dit clé tout court. Comme dans clés du récit. Donc si vous avez peur, sautez ce qui va suivre jusqu’au prochain titre. Mais en théorie, ça devrait aller.

On le voit dès le titre, il va y être question de dualité. A travers les relations houleuses entre Jonathan Strange et Mr Norrell et l’opposition de leurs visions respectives de la magie, on retrouve ce thème classique que je surnomme affectueusement la querelle entre Anciens et Modernes (Ceux qui ont étudié les lettres savent. 😉 ) traité avec un dynamisme et une pertinence absolument formidables. Mais cette notion va bien plus loin que l’opposition entre les deux protagonistes éponymes de l’ouvrage. On la retrouve partout. Monde « normal » et monde féerique, magie théorique et pratique, magie « respectable » et magie « un petit peu moins respectable, fais attention quand même hein », nantis et serviteurs… Tout est très allégorique, dans ce roman.

On peut aussi, et surtout, pousser ce concept un peu plus loin et évoluer vers celui d’altérité. Ce qui est autre, ce qui est différent. Comment certains ont peur du différent et l’évitent, comment d’autres essaient de le comprendre. Comment ceux qui font partie de cette altérité considèrent cet état de fait. La différence est-elle une malédiction, ou un don? Qu’est-ce qui définit la normalité? S’il nous appartient à nous, lecteurs, de trouver nos réponses, si tant est qu’il y en ait, Susanna Clarke, elle, nous pose bel et bien ces questions. Et puis aussi et surtout, mine de rien, j’ai décelé une autre notion qui m’a énormément touchée, peut-être ai-je été la seule à imprimer à ce livre cette grille de lecture, mais je tiens à vous l’exposer: la révolte, voire la révolution. La prise de pouvoir, la roue qui tourne, les derniers seront les premiers, tout le tintouin.

Je vais tenter de m’expliquer tout en restant le plus vague possible: plusieurs personnages dans le récit ont une condition d’oppressés, d’une façon ou d’une autre. Ils (et elles, hein) sont prisonniers, au sens propre ou au figuré, de quelque chose, tangible ou pas. Et ce livre a cela de puissant qu’il met en scène avec tant d’intensité le bris de ces chaînes, la prise de pouvoir, la reconquête de cette liberté perdue, le combat opiniâtre pour se réapproprier ce qui a été spolié, que pour être honnête avec vous là tout de suite, à chaque fois que je cause de ce point précis du bouquin, j’en ai les larmes au bord des yeux. (Au bord des yeux? Ça se dit, au moins? Vas-y, je m’en fous.) J’ai trouvé dans ce livre un hymne formidable à l’émancipation, quelle qu’elle soit. Voilà pourquoi, pour moi, ce livre est tout SAUF un énième bouquin farfelu avec de la magie dedans, à lire vite fait pour se distraire. Il y a un véritable propos de fond, et quel propos.

La série télé
Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke - série télé BBC
Bertie Carvel et Eddie Marsan, incarnant respectivement Strange et Norrell dans la série. (Image BBC)

Vous imaginez mon bonheur délirant quand j’ai appris son existence.
Il faut savoir qu’à l’époque où j’avais terminé le bouquin, il y avait encore de vieilles rumeurs d’adaptation ciné qui traînaient çà et là sur Internet. Cependant, le projet semblait tombé aux oubliettes, et ça m’a rendu, ma foi, bien triste.
Je ne sais absolument plus comment j’ai découvert l’existence d’une mini-série produite par la BBC, mais je me souviens d’avoir sauté de joie, couru partout et démontré mon enthousiasme de moult façons. Malheureusement pas diffusée en France, il va vous falloir, pour la voir, soit employer soit des méthodes pas très légales (surtout si vous parlez pas la langue et que vous avez besoin de sous-titres Français), soit votre carte de crédit et un site internet vendant des biens culturels où vous pourrez commander le DVD/Blu-Ray, malheureusement sous-titré en Anglais uniquement. A QUAND UNE VERSION FRANÇAISE, BORDEL A CUL? …Hum. BREF.

Bertie Carvel - Jonathan Strange & Mr Norrell - série BBC
Bertie Carvel, qui réussit l’exploit d’être LA PARFAITE REPRÉSENTATION que je me faisais du personnage de Jonathan. (Image BBC)

En fin de compte, une série de sept épisodes, c’est tellement mieux qu’un film. Bien sûr, cela reste court pour aborder un matériau de base si dense, et ce sera donc sans surprise que certains passage se retrouveront quelque peu raccourcis. Apparemment, une personne n’ayant pas lu le livre peut tout de même s’y retrouver, même si pour être tout à fait franche avec vous, la lecture préalable rend certainement le visionnage bien plus confortable et appréciable. Je ne sais pas comment ils se sont débrouillés, mais tous ceux qui ont bossé sur cette série ont réussi à représenter visuellement la chose exactement comme je me l’imaginais. Dans le moindre détail. Cela en était INCROYABLE, tellement je trouvais ça fidèle à l’idée que je m’en faisais. J’avais peine à me tenir tranquille pendant le visionnage tellement j’avais envie de sautiller partout tel le cabri dans une verte prairie printanière. C’est bien la première fois qu’une série m’a fait, genre, littéralement POUSSER DES CRIS DE JOIE tellement c’était bien fait. Vous l’aurez compris, si vous avez aimé le livre, foncez. Je ne vais même pas y revenir davantage, sachez juste que tout est PARFAIT, je m’en porte totalement garante. Susanna elle-même approuve.

Les Dames de Grâce Adieu, ou l’autre livre de Susanna Clarke

Le défaut de Susanna Clarke, que je déplore chaque jour de ma vie, c’est qu’elle se fait très discrète, et qu’elle publie très, très peu. Elle n’a pas de site web, pas de profil sur les réseaux sociaux, et ça fait plus de dix ans maintenant (c’est écrit tout en bas de son article Wikipédia en Anglais) qu’elle a déclaré travailler sur un autre livre, processus apparemment ralenti par des soucis de santé; bref, MON CŒUR PLEURE DU SANG et parfois j’ai envie de prendre le premier billet d’avion direction Cambridge pour aller m’assurer moi-même de la remettre sur pied, de la motiver à finir son bouquin et accessoirement de la couvrir d’éloges pendant approximativement 72 heures non-stop.

Les Dames de Grâce Adieu - Susanna Clarke
Le voici, le voilà.

CEPENDANT, chers amis, il existe un second tome de ses écrits que j’ai eu la chance de recevoir (et de lire d’une traite) à Noël dernier, j’ai nommé Les Dames de Grâce Adieu, et il fallait aussi que j’en dise deux-trois trucs.

On pourrait en parler comme d’une sorte de spin-off, dans le sens où l’univers y est sensiblement le même que dans Jonathan Strange & Mr Norrell. On est dans la même réalité, et on y croise d’ailleurs parfois des personnages du roman, dont Jonathan Strange lui-même.

Il s’agit ici un recueil de nouvelles, au ton peut-être plus léger mais tout aussi mystérieux que celui du roman. Les courtes histoires qui y sont présentes sont parfois inspirées de contes traditionnels, ou de figures folkloriques célèbres. Encore une fois, c’est revisité avec brio, et l’ambiance y est incomparable. Ce n’est pas de la féerie en plastoc, c’est du poétique, de l’éthéré, et c’est plein de tous les ingrédients qui ont fait de Jonathan Strange & Mr Norrell un livre formidable, à ceci près que là où ce dernier était une grande fresque épique, Les Dames de Grâce Adieu pourrait davantage être comparé à une expérience sereine, posée, feutrée. Des petites histoires qui sont un peu comme les bonus d’un DVD ou un épisode spécial d’une série télé, une façon agréable de prolonger l’expérience quand on n’a pas envie de quitter cet univers. Il présentera néanmoins bien moins d’intérêt pour celui qui n’a pas déjà lu le roman « de base », même si je suis convaincue que ça reste une lecture agréable. N’hésitez donc pas si vous avez lu Jonathan Strange!

Petit Bilan (parce que quand même, la vache)

Jonathan Strange & Mr Norrell - Susanna Clarke - Les Dames de Grâce Adieu

Voilà. Je l’ai fait.

J’ai commencé la rédaction de cet article ce matin vers dix heures. Il est maintenant 15h31. (Et maintenant, après le travail de relecture, 16h30. Boudiou.) Je crois n’avoir jamais passé autant de temps sur un article de blog. J’ai conscience que ledit article est long, même si j’ai tenté de le rendre aussi sympa à lire que possible. Mais le sujet, comme vous l’avez COMPRIS puisque je vous l’ai purement et simplement RABÂCHÉ environ 45 000 fois et des poussières, me tenait énormément, énormément à cœur.  Je crois que je suis fière de ce que j’ai réussi à vous pondre, et c’était la condition sine qua non pour publier un article là-dessus. C’est donc une mission accomplie pour moi, j’ai l’impression d’avoir bien dit tout ce que j’avais à dire, et je suis vraiment contente de vous proposer ce modeste pavé. Vous me pardonnerez bien volontiers d’en avoir écrit des tonnes, imaginez que là, j’ai fait au plus court. Vous me pardonnerez aussi mon ton certainement un peu moins déconneur que d’habitude, parce que vous êtes au courant que ce livre, pour moi, c’est SERIOUS BUSINESS et que j’ai vraiment, VRAIMENT envie que vous vous y essayiez. Je sais que l’action peine à démarrer, que le nombre de pages et de notes (qu’il ne faut sous aucun prétexte ne pas lire) peuvent paraître décourageants, mais je vous le garantis, si vous vous y accrochez un peu, ça vaut le coup. Ça vaut infiniment le coup.

J’aimerais juste conclure, pour les courageux qui m’ont suivie jusqu’ici, avec un énorme MERCI d’avoir pris un peu de votre temps pour lire cet article, et vous dire que j’espère qu’il vous a donné envie de lire ce livre dont je vous ai tant vanté les qualités.

J’appuie donc sur le bouton « Publier » avec l’agréable sensation du devoir accompli, en vous donnant rendez-vous bientôt pour un nouvel article et en vous laissant, en attendant, avec toujours l’obligatoire:

Bien Cordialement, BISOUS ❤

(Comme d’hab, les photos des bouquins sont de moi, les autres illustrations sont propriété de leurs auteurs respectifs, que j’ai crédités.)

 

Petit pêle-mêle de liens pour blogueurs/ses en manque de ressources graphiques

Bien le bonjour les gens.

Aujourd’hui, l’emploi du temps a été un peu chargé pour moi, et comme le prochain article que je vous prépare est assez conséquent, je ne me sentais pas vraiment de vous le pondre à l’arrache aujourd’hui.
Cependant, je me suis dit qu’il aurait été dommage de ne rien faire, et puis une idée divine m’est descendue des cieux venue grâce à une copine qui est en train d’entreprendre de monter son propre blog.

Je vais donc aujourd’hui, de façon plutôt succincte mais claire (pour une fois) (si ça se trouve ça sera quand même un gros bordel) farfouiller les entrailles de mes marque-pages pour vous donner quelques petits liens sympa qui peuvent vous aider dans la conception, notamment niveau visuel, de votre petit espace perso.

Dafont

 

Dafont

Dafont c’est bien, Dafont c’est la vie, Dafont c’est là où je vais à chaque fois que je suis en manque de polices funky pour pimper un peu mes diverses créations. Ce site vous met à disposition une foultitude de polices de caractères classées par thème, la plupart sont gratuites et libres d’utilisation pour une utilisation personnelle (traduction, si vous voulez vendre des T-Shirts estampillés d’une des polices figurant sur le site, vaudrait peut-être mieux demander avant. Normal.) C’est super simple d’utilisation, et c’est grâce à ça que j’ai chopé la superbe police de ma bannière 🙂

Freepik

freepik

Bon, Freepik, c’est un peu ce genre de site comme il en sort des tétrachiées quand on recherche, comme je le fais souvent, des trucs de type « free photoshop brushes/vectors/shapes » ou « STP FILE MOI DES TEXTURES SYMPA POUR ZERO EURO MERCI ». Je sais pas s’il est spécialement meilleur qu’un autre dans son domaine, surtout que je l’ai découvert récemment, mais celui-ci, il ne m’a pas fait miroiter un contenu comme « gratuit » pour ensuite me sortir que c’était gratuit si t’avais un compte premium payant. Alors bien sûr, tout n’y est pas gratuit. Enfin du moins, je ne crois pas. Mais vraiment, vous aurez de quoi faire pour pondre des compos graphiques sympa.

DeviantArt

deviantart

Bon, sur DeviantArt, faut fouiller un peu plus. A la base, si vous êtes pas au parfum, c’est un site où on balance ses créations. Dessins, nouvelles, GIFs, photos… Un peu genre le Facebook, mais des artistes de tout poil. Oui, mais il y a aussi toute une section fantastique, si vous savez où chercher. (Il faut que vous cliquiez sur « browse », puis « resources and stock images ». Là, vous avez tout un tas de catégories par type de ressources et de logiciel utilisé). C’est à cet endroit que j’ai chopé des brushes de foufou, comme ceux qui encadrent joliment ma bannière.
Attention toutefois: les termes d’utilisation de ces ressources varient selon l’utilisateur qui les a créées et mises en ligne, il est donc de bon ton de consulter leur description pour voir ce qu’ils disent de l’utilisation de leurs créations. Vous en faites pas, beaucoup sont très ouverts au partage gratuit de leurs œuvres, parfois sous réserve d’être crédités.

PatternCooler et COLOURlovers

Patterncooler

COLOURlovers

Alors ces deux-ci, je les mets ensemble, car ils reprennent peu ou prou le même principe: vous permettre de trouver, de modifier et de créer vous-mêmes des motifs « seamless » (en gros, qui peuvent se répéter à l’infini pour créer un motif de fond, je sais pas si je suis vraiment claire mais les images parleront mieux que les mots. C’est genre, du papier peint numérique? Ouais. Voilà. Du papier peint numérique). Et c’est SUPER UTILE pour vous créer des images de fond pour vos blogs. C’est assez simple à prendre en main, surtout si vous ne voulez pas créer mais juste récupérer un motif préexistant. Si votre blog a une charte couleur bien précise, vous pouvez aussi l’appliquer à n’importe lequel de ces motifs.

 

Papotarium création bienvenue facebook patterncooler canva
Cette petite création bien sympa qui a orné ma publication de bienvenue sur Facebook a été réalisée grâce à PatternCooler pour le fond et Canva pour le reste.

Canva

Canva

Canva c’est chouette. Quand t’as pas trop de notion de webdesign ou de design tout court, mais que tu veux quand même faire genre avec des jolis publis qui fleurent bon le hipster, c’est par là que ça se passe. J’ai même pas besoin d’expliquer quoi que ce soit, parce que quand tu t’y inscris, ils te montrent tout bien comment on fait. ET C’EST COOL. Comme vous l’avez peut-être capté, c’est avec ça que j’ai pondu le petit visuel plus haut. Attention cependant, peu de leurs images et photos stock sont gratuites, et celles qui le sont sont parfois un peu pourrave. Mais vous pourrez sans difficulté importer les vôtres, ou celles que vous avez trouvées sur les liens que je vous ai donnés avant. Vos créations sont sauvegardées, vous avez le choix entre plein de layouts prédéfinis et aux formats taillés pour les plus grandes plateformes (genre Twitter, Facebook…). Y’a aussi une application iOS. Android je sais pas, par contre. Mais bon, au pire, y’a le site web.

Pixlr

Pixlr

Pixlr, je le connais depuis… 2011? 2012? Tant d’années de bons et loyaux services et je continue de le conseiller dès que j’en ai l’occasion. Pourquoi?
PARCE QUE C’EST SUPER UTILE. Là aussi, vous avez la possibilité, outre le site web, de télécharger l’app mobile (Android et iOS) mais aussi un programme PC. Mais, je sais pas, je les ai jamais trouvés aussi efficaces. Pixlr, c’est un site de retouche d’image vachement chouette. Il y a le mode Editor, qui se rapproche davantage d’un logiciel d’édition classique à la Photoshop/GIMP (en moins avancé, je pense? J’utilise pas trop Editor.) Et Pixlr Express, qui vous permet d’apporter moult améliorations, filtres et effets rigolos à vos images. Il y a énormément de possibilités, de quoi donner un bon vieux coup de boost à vos visuels, sous réserve toutefois de ne pas non plus EXAGÉRER en empilant les filtres.

Nan mais c’est tout. T’en as eu assez.

Bon, j’ai conscience que je n’ai présenté là que quelques options, que certains connaîtront déjà, que d’autres connaîtront mieux, et d’autres encore s’étonneront de ne pas voir tel ou tel site qui leur semble pourtant l’évidence même. Ceux-ci sont ceux dont je me sers le plus, au gré des recherches je tombe parfois sur d’autres liens intéressants mais, ma foi, la plupart du temps, ceux-là en plus de mes programmes d’édition d’image, Lightroom et Photoshop, me satisfont à merveille. Ceci dit, si jamais vous avez des suggestions, des bonnes adresses, des bons plans, VOUS GÊNEZ PAS, faites tourner en commentaire! Cela peut permettre de belles découvertes 🙂

Sur ce, je vous donne rendez-vous probablement demain pour un article un peu moins à l’arrache, et en attendant je vous laisse avec mon désormais CULTISSIME

Bien Cordialement, BISOUS.

Downton Abbey, la série qui me manque déjà

Bonjour les gens.

Hier, je sortais mon tout premier article, et toute contente des quelques retours vachement positifs que j’ai pu avoir, je m’apprêtais à continuer sur ma lancée. J’avais en tête de faire une semaine consacrée au remplissage de ce blog, pour lui donner un peu de contenu de base, quitte à adopter un rythme pas mal soutenu d’un article par jour. C’est donc la fleur au fusil que je m’installai, guillerette, devant mon fidèle PC. Seulement voilà, le loustic ne semblait guère disposé à me laisser m’esbaudir de la sorte, et s’est donc mis à me ramer à la tronche, mais alors juste sur WordPress, histoire de bien m’enquiquiner.
Il m’a donc fallu remédier à ce problème avant de choisir une idée d’article qui ne serait pas la revue du second tome de Miss Peregrine, car je n’ai conséquemment pas eu le loisir d’aller l’acquérir, et donc encore moins de le lire. #FirstWorldProblems

En plus, je me dis suis dit qu’il fallait bien que je montre toute l’étendue des dégâts de ce dont je voulais causer ici, et donc pas question de vous causer de mon livre favori, ça sera pour plus tard, histoire de varier. Les trucs sur la photo, aussi. Les jeux vidéo, pas inspirée. Et alors le blablatage tout court, j’avais rien sur quoi réagir spécialement, et j’allais certainement pas vous tanner avec un pavé sur mes déconvenues avec mon ordinateur. C’est pas passionnant. (Si vous trouvez ça passionnant, je vous juge pas, mais si, un peu en fait.)

Et puis comme c’est ma fête aujourd’hui, je me suis dit que j’allais bien me faire plaisir, et parler d’un truc que je kiffe. Du coup, BIM.

Downton Abbey

Downton Abbey, donc.

Il se trouve qu’en même temps que Miss Peregrine, j’ai acquis Belgravia, le livre écrit par le créateur de la série. Je ne m’y suis pas encore lancée parce que je veux déjà terminer la trilogie Peregrine, mais je ne vous cache pas que je frétille d’impatience. J’ai terminé la série télévisée en question y’a pas si longtemps et comment vous avouer que mon cœur saigne encore un petit peu que ce soit terminé pour de bon? Je me suis attachée à cet univers et aux personnages qui le peuplent comme un vieux chewing-gum à un dessous de table de lycée (je suis le chewing-gum). Du coup, je nourris un peu de très hautes espérances pour Belgravia, j’espère qu’il fera un peu revivre la magie du truc. Parce qu’il faut quand même que j’attende un peu avant de me refaire la série, hein, histoire d’oublier un peu.

En attendant, je vais tenter de vous expliquer de façon certainement fort décousue et fantaisiste pourquoi Downton Abbey, c’est cool.

Si vous n’êtes pas familiers du tout avec le bordel, on va résumer ça très très vite, parce que comme vous avez peut-être pu le voir, ça me fait chier de pondre un résumé à la Wikipédia je préfère vous laisser découvrir un maximum de choses par vous-mêmes.

Nous sommes dans le Yorkshire (la région, pas le chien, sinon ce serait sale. Et non, je ne m’excuserai pas pour cette vanne pourrie, ni pour les nombreuses autres qui suivront dans ce blog), et les événements de la série débutent en 1912, dans la demeure de la bien bien riche et bien bien noble famille Crawley. Nous suivons donc avec moult délices leur

Maison - Downton Abbey
Une journée tranquille pépouze à Downton.

quotidien, mais également celui des gens d’en bas. (En bas, comme dans downstairs, en Anglais -littéralement en bas des escaliers, à l’étage en-dessous, pour ceux qui envoyaient des mots à leurs voisins en cours d’Anglais LV1 au lieu de garder le nez dans leur manuel Apple Pie.)
Et qui c’est qu’il y a, à l’étage en-dessous? Eh ben les domestiques, ma bonne dame. Parce qu’une baraque comme ça, ça s’entretient pas par magie. On est pas chez Harry Potter. Enfin quoi qu’il en soit, voilà pour le décor, il est planté, on ne va pas y revenir. Je vais plutôt tenter de vous donner diverses raisons pour lesquelles j’aime cette série, en espérant que ça donnera envie de la regarder à ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore fait.

Pourquoi Downton Abbey, c’est cool?

Eh bien déjà, pour la raison que j’évoque juste au-dessus. On ne suit pas que les gens de la Haute, et on ne suit pas non plus que les serviteurs. Et même si au départ, les deux univers semblent tout à fait cloisonnés, menant des existences parallèles chacun sur leur propre plan astral, on découvre petit à petit que ces deux mondes, à priori en totale opposition, ne le sont en fait pas du tout. Les destins s’entrecroisent (paie ta phrase digne d’un titre d’épisode des Feux de l’Amour), les intrigues s’emmêlent et les préjugés de classe s’envolent. On se rend compte à quel point chacun de ces deux groupes est dépendant de l’autre.

Ensuite, parce que la série fait un job merveilleux pour ce qui est d’être ancrée dans son époque. L’intrigue se met en route au moment du naufrage du Titanic, et multiplie les références historiques, qu’il s’agisse de simples clins d’œil ou d’une intégration plus en détail qui rendra certains passages de l’Histoire (avec un grand H, tavu) cruciaux au scénario. Dans tous les cas, c’est toujours super bien lié à la narration, on n’a pas l’impression que ça arrive comme un cheveu sur la soupe. Ça présente un réel intérêt.

D’ailleurs, cette période (la série se termine en 1925) est une époque charnière, et là encore, la série l’intègre à merveille. En plus du parallèle entre la famille et ses serviteurs, il y a aussi celui entre ce qui se passe dans la maisonnée versus dans le reste du monde. Ce domaine qui semble tellement intouchable et figé dans le temps connaît son lot de bouleversements, et tout ça amène de véritables moments de grâce sur fond de réflexion sur le temps qui passe, les mœurs qui évoluent, le progrès qui semble inexorablement rattraper tous ceux qui restent en arrière…

Et puis cette série, elle envoie totalement bouler, comme je disais plus haut, tout mépris

Daisy - Downton Abbey
Elle, c’est Daisy. Et elle est BADASS.

de classe ou de genre. Vous voulez des personnages féminins forts, des VRAIS? Ben cherchez plus. Et ça, ça m’a énormément plu. Il y a eu d’excellentes surprises pour moi de ce point de vue-là, on voit des femmes qui ont de l’ambition, qui cherchent à s’accomplir, à péter leurs carcans, qui ne causent pas que de leur potentiel mari ou du reprisage des robes de leur patronne. Elles ont du caractère, elles sont compétentes, parlent entre elles, font des erreurs… on ne ressent à aucun moment qu’elles auraient éventuellement besoin d’un gugusse. Et les personnages masculins ne sont pas en reste, allez pas croire. C’est juste que le traitement des femmes dans la fiction est un sujet qui me touche pas mal.
Mais les personnages, plus généralement parlant, ont tous leur histoire, leur personnalité, leurs buts, leurs secrets, leurs défauts.

Ils sont tous attachants, bordel, TOUS. MÊME LE CHIEN. Ils ont du relief. Ils sont réalistes. C’est simple, au bout d’un moment, j’y étais tellement attachée que c’était comme si, à chaque épisode, je retrouvais en quelque sorte des membres de ma famille. Chacun, à sa manière, m’a touchée.

Un autre truc qui m’a fait plaisir, et là c’est un peu plus perso, c’est que ce n’est absolument pas violent. A aucun moment. Les évènements le sont parfois, mais ce n’est jamais gratuit, et jamais traité dans la surenchère. Voir ce genre de série pour moi, une hypersensible avec une tolérance somme toute très limitée à la violence, c’est une bénédiction. (Dit-elle alors qu’elle regarde aussi The Walking Dead et joue à des jeux où on tue des gens. L’ÊTRE HUMAIN EST CONTRADICTOIRE, OK?) Non mais, sans déconner. Ça fait du bien. Cette série, elle réchauffe le cœur comme un après-midi d’hiver au chaud chez mamie à regarder des cassettes vidéo des classiques Disney.

J’ai aussi envie de vous parler de la V.O. (c’est pas de l’élitisme à deux balles, quand une V.F. est bien, j’aime bien aussi)… LA V.O., foutredieu. Ces accents des quatre coins des îles Britanniques, c’est comme du miel pour mes oreilles. (Euh… Oui, j’ai conscience que cette métaphore rapproche bien trop les mots « miel » et « oreilles » pour NE PAS faire penser à du cérumen. Déso pas déso). Et vu que moi, j’ai comme qui dirait un petit faible pour lesdites îles Britanniques et leurs accents… Le spectateur averti pourra d’ailleurs s’amuser à comparer ceux-ci et tenter de deviner d’où ils viennent. Perso, j’ai pas pu, parce qu’il y a quelques temps encore je commençais à peine à discerner l’accent Irlandais de l’accent Londonien, donc me parlez même pas de l’accent du bled écossais la-première-à-droite-après-les-moutons, merci bien. Mais ça peut être un jeu marrant.

Lady Mary - Downton Abbey
Lady Mary est trop occupée à avoir la classe pour faire attention à toi.

Et puis, comme je l’avais aussi mentionné dans mon article d’avant, j’affectionne plutôt les 18ème/19ème/début 20ème siècles. Là, on est en plein dans le début 20ème. Ce qui veut, entre autres, dire costumes de ouf malade à foison. Et ça, c’est chouette. Un régal pour les yeux, entre lesdits costumes et les paysages qui m’ont fait plus d’une fois boucler mentalement mes valises et inventer le voyage dans le temps ET la fiction.

Et puis alors, je ne pouvais pas parler de cette série sans aborder l’humour. Parce que OUAIS, on dirait pas nécessairement, comme ça, mais l’air de rien, on se fend aussi la gueule. Oui oui.

Alors évidemment, on est dans les 1900s, parmi la Haute de la Haute, et chez les British. Donc vous imaginez bien qu’il va pas falloir vous attendre à des blagues à base de prouts. Mais franchement, certaines scènes font preuve d’un comique de situation parmi les plus exquis que j’aie pu savourer. Je pense même lui décerner la première place. C’est d’une finesse délectable, jamais vulgaire mais ça tape toujours dans le mille. Et quand on parle d’humour, on ne peut pas ne pas parler des PUNCHLINES MYTHIQUES de celle qui est

Lady Violet Crawley, Maggie Smith, Downton Abbey
Je sais pas si tu t’en rends compte, mais elle te juge très fort.

devenue une de mes guides spirituelles, incarnée à la perfection par Maggie Smith, j’ai nommé la Comtesse Douairière de Grantham, a.k.a VIOLET MOTHERFUCKING CRAWLEY. (Oui, je manie le juron avec profusion. Oui, vous me pardonnerez ces égards avec toute la mansuétude que je vous connais.)

Sans déconner les gens, ce personnage, où est-ce que je commence? Je ne sais pas. Je ne veux pas trop en révéler, sinon je vous aurais bien pondu un top 10 de ses meilleures répliques, mais je vais pas vous gâcher la découverte. Sachez cependant que ce personnage est un MONUMENT. En tant que l’aînée de la famille, elle est la plus fervente représentante des valeurs conservatrices d’une noblesse pourtant en pleine mutation. Et elle le fait savoir. Mais personne n’ose trop moufter non plus, parce qu’elle en impose. Et autant elle est capable des mesquineries les plus élaborées et ne manquera jamais de se servir de son arme la plus mortelle, a.k.a sa répartie que l’on pourrait tout autant élever au rang de SUPER-POUVOIR, autant elle peut aussi se révéler être un modèle de douceur et de sagesse, voire même de compréhension, lorsque la situation le nécessite. Surtout quand il s’agit de ses petites-filles. Mais vous verrez bien. Parce que soit vous le savez déjà, soit vous allez regarder cette série illico, sinon Lady Violet viendra vous clasher violemment chaque nuit dans votre sommeil, et moi, derrière, je gueulerai PO PO POOOOOO.

Bon, je pense que j’en ai déjà tartiné pas mal sur cette série, alors évidemment, c’est loin d’être un article critique comme celui d’hier, déjà parce que mon visionnage n’est plus aussi frais que ça (ça fait quelques semaines que j’ai fini la dernière saison, me semble-t-il), et que comme c’est ma fête je fais ce que je veux (bonjour, j’ai 5 ans), et là, ce que je veux, c’est vous parler d’un truc que je kiffe bien trop pour en voir les inexistants défauts.

En quelque sorte, c’était une déclaration d’amour que je rends publique en espérant donner envie à un maximum de monde de s’y plonger et de kiffer autant que j’ai kiffé.

Et pour bien finir abruptement cet article sans autre forme de procès, je terminerai par mon traditionnel mais désormais mythique (traduction: je l’ai déjà fait hier):

Bien Cordialement, BISOUS.

Miss Peregrine et la Frustration Dominicale

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Et là, normalement, vous êtes en train de vous demander ce que c’est au juste que ce remix foireux du titre de l’œuvre en question, Miss Peregrine et Les Enfants Particuliers.

Ne vous inquiétez pas, vous comprendrez bien vite.

Petit préambule qui va bien

Pour ce premier article, sans trop de surprise, je vais donc revenir sur ma dernière lecture. Et pour mieux comprendre la façon dont je fonctionne, je vais déjà préciser quelques petits trucs sur moi. Comme vous le savez si vous avez fureté du côté de la page « À Propos », les bouquins et moi, c’est toute une histoire. Peut-être y reviendrai-je un jour dans les détails, mais ce que je veux faire comprendre pour l’instant, c’est qu’obtenir un livre est quelque chose de spécial pour moi. Si je devais résumer ça simplement, je dirais que c’est à chaque fois une sorte d’aventure, et je ne parle pas uniquement de celle que me fait vivre le récit, mais également, en quelque sorte, de mon rapport à l’objet lui-même. Quand j’acquiers un livre, je l’invite à faire partie de ma vie, puis de ma bibliothèque, parmi d’autres ouvrages qui en ont plus ou moins fait partie. Ça sonne super cérémonieux et grandiloquent, dit comme ça, et je n’arrive même pas à l’exprimer exactement comme je le voudrais, mais bon. En gros, retenez ça: acquisition d’un bouquin = FUCKING BIG DEAL.

Bref. J’ai un petit plan d’attaque, là, je ne sais pas si ça sera une constante ou si je l’utiliserai pour tous les bouquins que je lis, mais voilà: je vais parler de l’avant, du pendant et de l’après. Vous allez voir, c’est pas si chelou.

L’Avant

L’avant, c’est tout ce qui m’aura décidé à l’acquisition d’un livre. Pour le cas de celui qui nous intéresse, ça s’est révélé assez simple. Avec l’adaptation cinématographique qui sort sous peu, il m’a été impossible de rater ces tomes, occupant des places de choix dans pas mal de lieux de vente. Sachant que j’ai toujours eu un penchant pour le surnaturel, le bizarre, le décalé et consorts, il semblait donc inévitable que je me penche sur le cas de Miss Peregrine. Je veux dire, REGARDEZ CETTE COUVERTURE. Et alors oui, je sais, on juge pas un livre à ça, en théorie. Eh ben peut-être, mais ça joue quand même un rôle. C’est grâce à sa couverture que je me suis intéressée à un certain livre qui est maintenant mon bouquin préféré de tous les temps, alors bon, hein. (Je ne vais pas vous faire durer le suspense, il s’agit de Jonathan Strange & Mr Norrell de la fabuleuse mais trop discrète Susanna Clarke)

Mes quelques feuilletages dans les magasins m’avaient aussi fait grandement apprécier le soin esthétique apporté au livre. Des photos anciennes? Des motifs délicieusement victoriens venant orner les pages entre deux chapitres? Yes please!

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Croquis somme toute très lovecraftien qui met bien dans l’ambiance de l’univers de Miss Peregrine.

Juste au moment où le truc commençait à me vendre du rêve, une flopée de gens autour de moi se sont mis à en parler. Je crois que le coup de grâce, ça a été l’article d’une copine, qui vantait plutôt pas mal le côté captivant du truc, et j’avais envie de retrouver cette sensation trop rare de ne pas pouvoir s’arrêter de lire avant la fin. Et du coup, mardi dernier, j’ai craqué. Non sans appréhension, toutefois. Il faut dire que, bien que j’apprécie le fantastique, je suis plus partisane du côté British de la littérature. Et plus particulièrement de tout ce qui se passe aux 18ème / 19ème siècles. Que cela soit fantastique ou non. (Bonjour, Jane Austen. Je t’aime, tu sais.) Du coup, faisant preuve d’à-priori assez embarrassants, je redoutais quelque peu le côté Yankee et contemporain de la chose. Chacun ses velléités, on va dire. J’avais aussi un peu peur que ce soit trop sombre, alors que je suis dans une période où je recherche davantage des trucs un peu légers. Mais bon, il me faisait de l’œil depuis un certain temps déjà. Et puis, j’en parlais plus haut, il y a la prochaine adaptation cinématographique par TIM FUCKING BURTON. Avec EVA GREEN. EVA GREEN COMME DANS PENNY DREADFUL. STP. Allez, définitivement vendu.

Le Pendant

Bon, là, facile à deviner, je vais causer de mes impressions pendant la lecture.

Je me suis donc tranquillement posée dans mon coin confortable avec une agréable sensation d’enfin, livre tant convoité, tu es mien, et je me suis donc attaquée à l’ouvrage.

La première chose qui m’a frappée, c’est le style d’écriture. Simple, très simple. Parfois limite simpliste. Eh oui ma grande, tu as tapé dans de la littérature Young Adult. C’est pas compliqué à lire et il y a des images, parce que les jeunes, c’est con, haha! Sérieusement, allez vous faire foutre. Cette distinction entre romans « normaux » et littérature pour jeunes Adultes, merde. C’est condescendant envers à peu près tout le monde. Lesdits Jeunes Adultes parce que ce genre de livre est géographiquement séparé en librairie du reste de la littérature (bien souvent accolé au rayon livres pour enfants, côtoyant donc presque T’Choupi à la Plage), et alors pour les plus-tellement-jeunes adultes éventuellement intéressés par un des titres ainsi estampillés, comme moi, c’est également condescendant… eh ben pour les mêmes raisons, en fait. Genre regarde, tu lis des trucs pour gamins. Eh, bande de crétins élitistes, on est en 2016 et tout le monde lit à peu près Harry Potter, du gamin de 8 ans à la mamie de 60+. Ce marketing à la mords-moi le nœud, on s’en passerait volontiers. Les ados savent lire des trucs bien verbeux, et les gens plus âgés aiment aussi lire ce qui ne verse pas constamment dans la paraphrase pompeuse.

Bref. J’ai conscience de m’être emportée, vous me passerez bien cet écart. Le style simple, donc. Je ne vais pas cacher que mes lectures précédentes étaient d’un autre acabit, phrases alambiquées en veux-tu en voilà, notes de bas de page et tout le saint-frusquin. C’est peut-être pour ça que je l’ai parfois trouvé trop simple? Je ne sais pas. Le truc, c’est que ça va droit au but. Pas de fioritures, pas de descriptions longues de trouzemille pages. Et pourtant, c’est diablement efficace, et suffisant pour être évocateur, poser une ambiance.

Récit à la première personne oblige, on est dans la peau du narrateur, et là encore, quelle efficacité. La première personne n’a jamais garanti intrinsèquement une implication du lecteur, certains représentants de ce type de récits ne m’ont pas empêchée de me sentir totalement étrangère à l’action et de ne ressentir aucune empathie. Là, je dois avouer que c’est bluffant. J’ai eu l’impression d’y être. La présence des photos est totalement pertinente, j’avais peur du côté superflu de

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Exemple de photos d’illustration.

la chose mais il n’en est rien. Au

contraire, c’est un délice de pouvoir voir ce dont le récit parle. C’est un renfort incroyable de l’immersion.

C’est autour de ces photos que l’auteur a élaboré son récit. Sa démarche est très intéressante. La majorité de ces photos sont des clichés d’époque, authentiques, parfois très légèrement retouchés.

L’histoire en elle-même, je suis au regret de le dire, connaît parfois quelques faiblesses. Elle reste intéressante, l’univers est captivant, mais j’ai eu une impression étrange d’un brusque changement de rythme aux deux tiers du bouquin. Au début, tout prend son temps, tout est nimbé de mystère, tout n’est que tâtonnements à travers la brume. Et cela n’est pas dérangeant, car un livre fantastique se doit de perdre un minimum le lecteur avant de lui donner ses clés. Mais voilà, dans le cas de Miss Peregrine, au moment des grandes révélations, le récit, non content de te confier ses clés, te file également un magistral coup de pied dans l’arrière-train et te fait prendre le chemin le plus rapide vers la sortie. Une fois la vérité découverte par Jacob, le personnage principal, tout s’enchaîne à une telle vitesse que l’on a l’impression que l’auteur avait envie de terminer son livre vite fait, ou alors qu’il devait respecter un nombre donné de pages et qu’il a concentré l’histoire sur la fin, un peu comme lorsqu’on était gamins et qu’on arrivait près des bords de la feuille avant d’avoir fini d’écrire notre titre, et qu’au lieu d’aller à la ligne, on écrivait des lettres toutes fines et toutes rapprochées. Vous voyez le truc?

Le dosage de l’action laissait donc franchement à désirer. Pourtant, pourtant. On ne peut pas dire du dénouement qu’il n’est pas satisfaisant. Trop, peut-être. Tout se résout (enfin, non, pas tout. Y’a quand même deux tomes après celui-là, ce serait dommage) un brin trop facilement et les difficultés rencontrées par les personnages semblent si vite résolues qu’on n’arrive pas franchement à ressentir de pression. On sent un peu trop que c’est bon, ils vont gérer, t’inquiète.

Malgré ces inconvénients, j’ai terminé le livre en très peu de temps, normalement j’aime faire durer, mais là, je n’y suis pas parvenue. On est vraiment happé, et les imperfections de cet ouvrage ne ternissent pas vraiment l’attrait du récit. Lorsqu’on a fini, on en veut encore. On ne veut pas quitter cet univers, on se sent à l’aise sur cette île brumeuse, parmi ces enfants particuliers. Le parallèle entre leur situation et la situation historique dont il est question (vous avez vu comme je suis trop forte à éviter de révéler quoi que ce soit? Hein?) est plutôt évident mais pertinent, les grands thèmes que Ransom Riggs choisit d’évoquer sont abordés simplement mais efficacement.

C’est ainsi qu’on pourrait résumer ce livre. Simple, mais efficace. Et franchement, je n’en demandais pas plus.

L’Après

Et maintenant?

Maintenant, il semblé évident que j’ai envie de la suite. Très envie. Et c’est là qu’intervient l’explication de mon titre. J’ai terminé le livre hier. Du coup, j’ai voulu profiter d’une course pour voir si je ne trouverais pas le second tome, et le suivant avec. Sauf que non. Je n’ai pas eu l’occasion de me les procurer, et du coup, je me retrouve un peu orpheline, encore complètement imprégnée de l’ambiance et des personnages de l’œuvre, et bien incapable de commencer un autre livre en attendant demain, étant donné que je le mettrais de côté pour attaquer la suite de Miss Peregrine. 

Alors voilà. Voilà ce que j’avais à en dire. Si on me demande si j’ai aimé, je dirais oui, bien évidemment. Ce livre m’a rappelé mes jeunes années à lire des Chair de Poule (qui faisaient tellement pas flipper, sérieux) à la lampe de poche sous les couvertures alors que j’étais censée dormir, il m’a rappelé ma découverte un peu tardive, à l’âge de 15 ans, de la saga Harry Potter; par bien des aspects, il semble effectivement appartenir à de la littérature jeunesse. Mais il n’en reste pas moins que ladite littérature jeunesse mériterait d’être considérée de façon moins élitiste, plutôt que d’être reléguée près de Oui-Oui mange ses crottes de nez et bien trop loin du rayon Livres respectables pour les vraies grandes personnes. 

Bien cordialement, BISOUS.

(PS: si vous avez lu ma page « à propos », vous avez vu que je faisais de la photo. Donc elles sont toutes de moi. Comme une grande, sisi j’te jure)