Downton Abbey, la série qui me manque déjà

Bonjour les gens.

Hier, je sortais mon tout premier article, et toute contente des quelques retours vachement positifs que j’ai pu avoir, je m’apprêtais à continuer sur ma lancée. J’avais en tête de faire une semaine consacrée au remplissage de ce blog, pour lui donner un peu de contenu de base, quitte à adopter un rythme pas mal soutenu d’un article par jour. C’est donc la fleur au fusil que je m’installai, guillerette, devant mon fidèle PC. Seulement voilà, le loustic ne semblait guère disposé à me laisser m’esbaudir de la sorte, et s’est donc mis à me ramer à la tronche, mais alors juste sur WordPress, histoire de bien m’enquiquiner.
Il m’a donc fallu remédier à ce problème avant de choisir une idée d’article qui ne serait pas la revue du second tome de Miss Peregrine, car je n’ai conséquemment pas eu le loisir d’aller l’acquérir, et donc encore moins de le lire. #FirstWorldProblems

En plus, je me dis suis dit qu’il fallait bien que je montre toute l’étendue des dégâts de ce dont je voulais causer ici, et donc pas question de vous causer de mon livre favori, ça sera pour plus tard, histoire de varier. Les trucs sur la photo, aussi. Les jeux vidéo, pas inspirée. Et alors le blablatage tout court, j’avais rien sur quoi réagir spécialement, et j’allais certainement pas vous tanner avec un pavé sur mes déconvenues avec mon ordinateur. C’est pas passionnant. (Si vous trouvez ça passionnant, je vous juge pas, mais si, un peu en fait.)

Et puis comme c’est ma fête aujourd’hui, je me suis dit que j’allais bien me faire plaisir, et parler d’un truc que je kiffe. Du coup, BIM.

Downton Abbey

Downton Abbey, donc.

Il se trouve qu’en même temps que Miss Peregrine, j’ai acquis Belgravia, le livre écrit par le créateur de la série. Je ne m’y suis pas encore lancée parce que je veux déjà terminer la trilogie Peregrine, mais je ne vous cache pas que je frétille d’impatience. J’ai terminé la série télévisée en question y’a pas si longtemps et comment vous avouer que mon cœur saigne encore un petit peu que ce soit terminé pour de bon? Je me suis attachée à cet univers et aux personnages qui le peuplent comme un vieux chewing-gum à un dessous de table de lycée (je suis le chewing-gum). Du coup, je nourris un peu de très hautes espérances pour Belgravia, j’espère qu’il fera un peu revivre la magie du truc. Parce qu’il faut quand même que j’attende un peu avant de me refaire la série, hein, histoire d’oublier un peu.

En attendant, je vais tenter de vous expliquer de façon certainement fort décousue et fantaisiste pourquoi Downton Abbey, c’est cool.

Si vous n’êtes pas familiers du tout avec le bordel, on va résumer ça très très vite, parce que comme vous avez peut-être pu le voir, ça me fait chier de pondre un résumé à la Wikipédia je préfère vous laisser découvrir un maximum de choses par vous-mêmes.

Nous sommes dans le Yorkshire (la région, pas le chien, sinon ce serait sale. Et non, je ne m’excuserai pas pour cette vanne pourrie, ni pour les nombreuses autres qui suivront dans ce blog), et les événements de la série débutent en 1912, dans la demeure de la bien bien riche et bien bien noble famille Crawley. Nous suivons donc avec moult délices leur

Maison - Downton Abbey
Une journée tranquille pépouze à Downton.

quotidien, mais également celui des gens d’en bas. (En bas, comme dans downstairs, en Anglais -littéralement en bas des escaliers, à l’étage en-dessous, pour ceux qui envoyaient des mots à leurs voisins en cours d’Anglais LV1 au lieu de garder le nez dans leur manuel Apple Pie.)
Et qui c’est qu’il y a, à l’étage en-dessous? Eh ben les domestiques, ma bonne dame. Parce qu’une baraque comme ça, ça s’entretient pas par magie. On est pas chez Harry Potter. Enfin quoi qu’il en soit, voilà pour le décor, il est planté, on ne va pas y revenir. Je vais plutôt tenter de vous donner diverses raisons pour lesquelles j’aime cette série, en espérant que ça donnera envie de la regarder à ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore fait.

Pourquoi Downton Abbey, c’est cool?

Eh bien déjà, pour la raison que j’évoque juste au-dessus. On ne suit pas que les gens de la Haute, et on ne suit pas non plus que les serviteurs. Et même si au départ, les deux univers semblent tout à fait cloisonnés, menant des existences parallèles chacun sur leur propre plan astral, on découvre petit à petit que ces deux mondes, à priori en totale opposition, ne le sont en fait pas du tout. Les destins s’entrecroisent (paie ta phrase digne d’un titre d’épisode des Feux de l’Amour), les intrigues s’emmêlent et les préjugés de classe s’envolent. On se rend compte à quel point chacun de ces deux groupes est dépendant de l’autre.

Ensuite, parce que la série fait un job merveilleux pour ce qui est d’être ancrée dans son époque. L’intrigue se met en route au moment du naufrage du Titanic, et multiplie les références historiques, qu’il s’agisse de simples clins d’œil ou d’une intégration plus en détail qui rendra certains passages de l’Histoire (avec un grand H, tavu) cruciaux au scénario. Dans tous les cas, c’est toujours super bien lié à la narration, on n’a pas l’impression que ça arrive comme un cheveu sur la soupe. Ça présente un réel intérêt.

D’ailleurs, cette période (la série se termine en 1925) est une époque charnière, et là encore, la série l’intègre à merveille. En plus du parallèle entre la famille et ses serviteurs, il y a aussi celui entre ce qui se passe dans la maisonnée versus dans le reste du monde. Ce domaine qui semble tellement intouchable et figé dans le temps connaît son lot de bouleversements, et tout ça amène de véritables moments de grâce sur fond de réflexion sur le temps qui passe, les mœurs qui évoluent, le progrès qui semble inexorablement rattraper tous ceux qui restent en arrière…

Et puis cette série, elle envoie totalement bouler, comme je disais plus haut, tout mépris

Daisy - Downton Abbey
Elle, c’est Daisy. Et elle est BADASS.

de classe ou de genre. Vous voulez des personnages féminins forts, des VRAIS? Ben cherchez plus. Et ça, ça m’a énormément plu. Il y a eu d’excellentes surprises pour moi de ce point de vue-là, on voit des femmes qui ont de l’ambition, qui cherchent à s’accomplir, à péter leurs carcans, qui ne causent pas que de leur potentiel mari ou du reprisage des robes de leur patronne. Elles ont du caractère, elles sont compétentes, parlent entre elles, font des erreurs… on ne ressent à aucun moment qu’elles auraient éventuellement besoin d’un gugusse. Et les personnages masculins ne sont pas en reste, allez pas croire. C’est juste que le traitement des femmes dans la fiction est un sujet qui me touche pas mal.
Mais les personnages, plus généralement parlant, ont tous leur histoire, leur personnalité, leurs buts, leurs secrets, leurs défauts.

Ils sont tous attachants, bordel, TOUS. MÊME LE CHIEN. Ils ont du relief. Ils sont réalistes. C’est simple, au bout d’un moment, j’y étais tellement attachée que c’était comme si, à chaque épisode, je retrouvais en quelque sorte des membres de ma famille. Chacun, à sa manière, m’a touchée.

Un autre truc qui m’a fait plaisir, et là c’est un peu plus perso, c’est que ce n’est absolument pas violent. A aucun moment. Les évènements le sont parfois, mais ce n’est jamais gratuit, et jamais traité dans la surenchère. Voir ce genre de série pour moi, une hypersensible avec une tolérance somme toute très limitée à la violence, c’est une bénédiction. (Dit-elle alors qu’elle regarde aussi The Walking Dead et joue à des jeux où on tue des gens. L’ÊTRE HUMAIN EST CONTRADICTOIRE, OK?) Non mais, sans déconner. Ça fait du bien. Cette série, elle réchauffe le cœur comme un après-midi d’hiver au chaud chez mamie à regarder des cassettes vidéo des classiques Disney.

J’ai aussi envie de vous parler de la V.O. (c’est pas de l’élitisme à deux balles, quand une V.F. est bien, j’aime bien aussi)… LA V.O., foutredieu. Ces accents des quatre coins des îles Britanniques, c’est comme du miel pour mes oreilles. (Euh… Oui, j’ai conscience que cette métaphore rapproche bien trop les mots « miel » et « oreilles » pour NE PAS faire penser à du cérumen. Déso pas déso). Et vu que moi, j’ai comme qui dirait un petit faible pour lesdites îles Britanniques et leurs accents… Le spectateur averti pourra d’ailleurs s’amuser à comparer ceux-ci et tenter de deviner d’où ils viennent. Perso, j’ai pas pu, parce qu’il y a quelques temps encore je commençais à peine à discerner l’accent Irlandais de l’accent Londonien, donc me parlez même pas de l’accent du bled écossais la-première-à-droite-après-les-moutons, merci bien. Mais ça peut être un jeu marrant.

Lady Mary - Downton Abbey
Lady Mary est trop occupée à avoir la classe pour faire attention à toi.

Et puis, comme je l’avais aussi mentionné dans mon article d’avant, j’affectionne plutôt les 18ème/19ème/début 20ème siècles. Là, on est en plein dans le début 20ème. Ce qui veut, entre autres, dire costumes de ouf malade à foison. Et ça, c’est chouette. Un régal pour les yeux, entre lesdits costumes et les paysages qui m’ont fait plus d’une fois boucler mentalement mes valises et inventer le voyage dans le temps ET la fiction.

Et puis alors, je ne pouvais pas parler de cette série sans aborder l’humour. Parce que OUAIS, on dirait pas nécessairement, comme ça, mais l’air de rien, on se fend aussi la gueule. Oui oui.

Alors évidemment, on est dans les 1900s, parmi la Haute de la Haute, et chez les British. Donc vous imaginez bien qu’il va pas falloir vous attendre à des blagues à base de prouts. Mais franchement, certaines scènes font preuve d’un comique de situation parmi les plus exquis que j’aie pu savourer. Je pense même lui décerner la première place. C’est d’une finesse délectable, jamais vulgaire mais ça tape toujours dans le mille. Et quand on parle d’humour, on ne peut pas ne pas parler des PUNCHLINES MYTHIQUES de celle qui est

Lady Violet Crawley, Maggie Smith, Downton Abbey
Je sais pas si tu t’en rends compte, mais elle te juge très fort.

devenue une de mes guides spirituelles, incarnée à la perfection par Maggie Smith, j’ai nommé la Comtesse Douairière de Grantham, a.k.a VIOLET MOTHERFUCKING CRAWLEY. (Oui, je manie le juron avec profusion. Oui, vous me pardonnerez ces égards avec toute la mansuétude que je vous connais.)

Sans déconner les gens, ce personnage, où est-ce que je commence? Je ne sais pas. Je ne veux pas trop en révéler, sinon je vous aurais bien pondu un top 10 de ses meilleures répliques, mais je vais pas vous gâcher la découverte. Sachez cependant que ce personnage est un MONUMENT. En tant que l’aînée de la famille, elle est la plus fervente représentante des valeurs conservatrices d’une noblesse pourtant en pleine mutation. Et elle le fait savoir. Mais personne n’ose trop moufter non plus, parce qu’elle en impose. Et autant elle est capable des mesquineries les plus élaborées et ne manquera jamais de se servir de son arme la plus mortelle, a.k.a sa répartie que l’on pourrait tout autant élever au rang de SUPER-POUVOIR, autant elle peut aussi se révéler être un modèle de douceur et de sagesse, voire même de compréhension, lorsque la situation le nécessite. Surtout quand il s’agit de ses petites-filles. Mais vous verrez bien. Parce que soit vous le savez déjà, soit vous allez regarder cette série illico, sinon Lady Violet viendra vous clasher violemment chaque nuit dans votre sommeil, et moi, derrière, je gueulerai PO PO POOOOOO.

Bon, je pense que j’en ai déjà tartiné pas mal sur cette série, alors évidemment, c’est loin d’être un article critique comme celui d’hier, déjà parce que mon visionnage n’est plus aussi frais que ça (ça fait quelques semaines que j’ai fini la dernière saison, me semble-t-il), et que comme c’est ma fête je fais ce que je veux (bonjour, j’ai 5 ans), et là, ce que je veux, c’est vous parler d’un truc que je kiffe bien trop pour en voir les inexistants défauts.

En quelque sorte, c’était une déclaration d’amour que je rends publique en espérant donner envie à un maximum de monde de s’y plonger et de kiffer autant que j’ai kiffé.

Et pour bien finir abruptement cet article sans autre forme de procès, je terminerai par mon traditionnel mais désormais mythique (traduction: je l’ai déjà fait hier):

Bien Cordialement, BISOUS.

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9 réflexions sur « Downton Abbey, la série qui me manque déjà »

  1. C’est en effet une super série, avec une réalisation parfaite et un casting impeccable. La maîtrise du rythme est vraiment impressionnante, même si comme beaucoup de séries british, et je ne me l’explique pas d’ailleurs, à partir de la saison 3, ça commence à mollir. Ici comme la barre est placée bien haut, ça ne se voit pas trop. Personnellement, au départ de Matthew, j’étais tellement dégoûté que j’ai mangé des chips (des flodor).

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    1. Le départ de Matthew nous a très certainement tous laissés meurtris dans notre fort intérieur 😥 MAIS L’ESSENTIEL N’EST-IL PAS, APRES TOUT, que nous ayons trouvé des moyens de surmonter cette peine, que ce soit à l’aide de chips (mon Dieu, Flodor existe encore? Et plus important, sont-ce les chips préférées de Hodor?), de thé, de jurons de tout poil ou de pots entiers de glace parfum cookies. (Pas tout en même temps, par contre, faut pas déconner)

      Aimé par 1 personne

      1. J’ai toujours pensé, depuis cet épouvantable épisode, que si Hodor avait pu empiler quelques centaines de paquets de chips Flodor, il aurait survécu, et son nom aurait quand même eu du sens.

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  2. Une de mes séries préférées ! J’adore les séries anglaises. Je viens de finir la 2ème saison de Grantchester tu connais ? Call the midwife est super aussi ^^
    J’avoue avoir survolé ton article car je connais la série mais ce que j’ai lu m’a bien fait rire !

    Aimé par 1 personne

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